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09 août 2018

DE QUELQUES EVIDENCES QUI RELATIVISENT LA SCIENTIFICITÉ DES ESSAIS CLINIQUES EN GÉNÉRAL

          Après quelques mois de controverses et mises en accusation de l'homéopathie sur la présumée insuffisance des essais clinqiues en sa faveur, il ne sera pas mauvais de faire un petit retour "sur terre" et de faire perdre aux rêveurs et aux naïfs les illusions qu'ils  ont sur l'évaluation de la thérapeutique classique.

          Ainsi, le Dr. Richard Horton, éditeur en chef de la prestigieuse revue médialeThe Lancet, écrit-il en 2015 : « il y a beaucoup de choses, dans la littérature scientifique médicale, peut-être la moitié, qui est tout simplement erronée. Affligée par des études ne comportant qu’un petit échantillonnage, des effets minimes, des analyses de laboratoire non valables et de flagrants conflits d’intérêts, avec, en plus, la poursuite obsessive de tendances « à la mode, la science a pris le chemin de l’obscurité ».Voilà qui tranche avec la prétention habituelle et la tendance tenace des tenants de la biomédecine à donner des leçons de rigueur aux thérapeutiques complémentaires.

          Le Dr. Maria Angell, médecin qui fut pendant longtemps, éditrice en chef du New England Medical Journal (NEMJ), un autre des plus prestigieux journaux médicaux de niveau mondial, enfonce le clou. « Il n’est, tout simplement, plus possible de croire une grande partie des résultats des recherches cliniques qui sont publiés, ni de nous fier au jugement de médecins fiables ni aux recommandations médicales faisant autorité. Cette conclusion ne me fait pas plaisir et c’est une conclusion que j’ai atteint lentement, après deux décennies en tant qu’éditrice en chef du New England Journal of Medicine ».

        Et venons en à un téoignage français. le Pr Philippe Even, professeur de médecine et de thérapeutique, ancien doyen de la faculté de médecine de Necker, aujourd'hui à la retraite. Il est auteur, avec le professur Bernard Debré, d'un "Guide des 4.000 médicaments utiles, inutiles ou dangereux".

         Concernant les essais cliniques, son propos est simple : " il existe deux cas de figure. Soit la molécule est efficace et modérément dangereuse, alors l’essai clinique se déroule sans accroc et personne n’aura rien à redire. Cela concerne une molécule sur 10. Mais 9 fois sur 10, la molécule est médiocre, peu efficace, voire dangereuse. Dans ce cas, l’essai clinique est falsifié de A à Z. Personne ne peut alors ouvrir les dossiers de l’essai qui sont sa propriété industrielle. Pour moi, les essais cliniques n’ont aucune fiabilité, et j’en ai lu plus de 500 ces dernières années ! C’est ce qui explique tous ces scandales en cascade : la Statine de Bayer, le Viox, le Mediator, Diane 35, la Dépakine dont on est en train de s’apercevoir que c’est une véritable catastrophe…".

         Ayant traité le monde de l'évaluation thérapeutique de "mafia" pharmaceutique, il s'est retourvé radié de l'Ordre des médecins pour "propos méprisants et diffamatoires" envers ces confrères. Remarquons que les accusateurs des médecines complémentaires qui traitent les médecins les pratiquant de charlatans et de mettre en danger la vie de leurs patients n'ont nullemnt été sanctionnés, eux, de "propos méprisants et diffamatoires". Selon que vous serez puissants ou misérables disait l'autre ... 

         Tout ceci pour montre que les accusateurs de l'homéopathie se servent de sa prétendue non évaluation pour faire croire et entretenir l'idée que l'efficacité de la thérapeutique classique serait, à l'inverse, très rigoureusement établie. Ce qui relève de pure imagination ... hélas. 

        Ce n'est pas l'évaluation de l'homéopathie qui pose problème, en réalité. C'est toute l'évaluation thérapeutique qui présente deux immenses défauts :

           - le premier est d'être corrompue par des intérêts financiers et des enjeux économiques gigantesques (pour mémoire, 1.500 milliards d'euros par an de chiffres d'affaires de l'industrie pharmaceutique mondiale avec une croissance très rapide de surcroit).

          - le second, d'être une évaluation en situation toalement artificielle, de laboratoire, "hors sol", pourrait-on dire, qui n' a rien à voir avec la "vraie vie" et la façon dont les médicaments sont utilisés ensuite, une fois mis sur le marché. Avec les déconvenues qui s'ensuivent régulièrement. 

           L'évaluation thérapeutique, en un mot, est à peu près à reconsidérer du tout au tout. Mais, chut, il ne faut pas le dire .... c'est ce que le brouhaha anti-homéopathie de ces derniers mois a pour but de masquer et d'empêcher de voir. 

          Bon été ...

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20 juillet 2018

RECUEIL DE PUBLICATIONS SCIENTIFIQUES SUR L'HOMÉOPATHIE 1995-2013

          Voici l'été et ses orages succédant aux journées ensoeillées. Petite trève pour l'homéopathie. Les  esprits chagrins anti-homéopathie seraient-ils partis en vacances ? La coupe du monde et ses suites, plus vraisemblablement, ont occupé  tout le terrain médiatique et les français ont d'autres préoccupations. Gageons, cependant, que, dès la rentrée, la pression sera, de nouveau, mise pour tenter de marginaliser cette dsiciplne médicale. 

          Je publie ci-après un texte de Philippe Colin, confrère et ami, qui, inlassablement, depuis des années, lit et recense tout ce qui se publie en anglais concernant l'homéopathie. Par où l'on verra que, malgré le peu de moyens financiers et le peu d'appuis institutionnels dont dispose le "monde homéopathique", beaucoup de travail, sérieux et probant, est effectué. Bonne lecture et bon été. 

 

RECUEIL DE PUBLICATIONS SCIENTIFIQUES SUR L’HOMEOPATHIE 1995-2013

 

" Pendant 18 ans, j’ai recueilli les publications scientifiques concernant l’homéopathie sur le site MEDLINE PUBMED de l’US National Library of Medicine (National Institue of Health). Ce site est considéré comme une référence en matière de publications médicales du monde entier. Il avait l’avantage, pour moi qui suis un médecin homéopathe lisant l’Anglais sans problèmes, d’être très accessible et gratuit.

 

J’ai comptabilisé au total 279 publications concernant cette discipline sur la période 1995-2013.

136 publications traitent de médecine humaine :

51 d’entre elles sont des essais en double aveugle contre placebo, elles sont quasiment toutes positives en ce qui concerne l’action du traitement homéopathique. Celles qui ne le sont pas présentent de graves défauts méthodologiques concernant la prescription homéopathique (principalement défaut d’individualisation du traitement homéopathique).

29 sont des études comparatives d’un traitement homéopathique par rapport au traitement conventionnel habituel à la pathologie étudiée. Toutes montrent une activité au moins comparable de l’homéopathie vis-à-vis du traitement conventionnel.

44 sont des études de cas qui montrent toutes une action du traitement homéopathique étudié.

12 sont des méta-analyses qui montrent toutes une action du médicament homéopathique différente du placebo.

49 publications concernent l’animal ; elles sont presque toutes en double aveugle contre placebo et montrent toutes une action du traitement homéopathique, sauf une qui employait une substance à une très basse dilution (1DH, soit une dilution au dixième) qui ne peut pas être considérée comme substance homéopathique.

8 publications concernent le règne végétal : en double aveugle contre placebo, elles sont toutes positives.

50 articles étudient les substances homéopathiques in vitro, que ce soit dans une perspective chimique ou physique. Elles montrent toutes sans exception que ces dilutions homéopathiques ont des propriétés physiques et biologiques différentes des produits témoins.

Enfin, 36 publications concernent des aspects philosophiques et épidémiologiques.

 

Cette étude n’a pas la prétention d’être complète. Elle montre tout de même que l’on ne peut plus dire que l’homéopathie n’a pas été évaluée, ni prétendre qu’elle n’est qu’un placebo. Sauf à être de mauvaise foi ou ignorant, on ne peut plus dire que la substance homéopathique est sans fondement théorique ni biophysique".

Philippe Colin

  

 

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20 juin 2018

LA BIOLOGIE A LA LUMIERE DES THEORIES PHYSIQUES : NOUVELLES FRONTIERES EN MEDECINE

           Le problème de l'homéopathie est qu'elle ne peut pas se comprendre, qu'elle n'est pas recevable dans le champ biochimique qui, actuellement, est le seul retenu et mis en vant par la recherche scientifique et les médecins. Et cette mise en avant tient à deux raisons principales. Tout d'aboird, c'est le modèle dominant actuel et il est toujours très difficile de penser en dehors du champ habitule et "officiel". Ensuite, l'industrie pharmaceutique tire tous ses bénéfices du brevetae de molécules chimiques et elle a tout à perdre à laisser se développer une recherche biologique dans le champ de la biophysique. Rien à gagner pour elle dans ce domaine au jour d'aujourd'hui. 

               Or, la question en jeu dépasse, et de très loin, l"homoépathie. En effet, et pour faire simple :

        - vu l'importance des phénomènes physiques et quantiques dans l'univers,

        - vu que la vie est issue du monde physique

       - et, vu que nos organismes sont constitués avant tout d'eau, la biophysique en général, et la biophysique de l'eau, ne peut qu'avoir un rôle immense en biologie. 

        Et, ici, on ne peut que déplorer l'indigence de l'information portée à la connaissance du public par les medias, medias qui "roulent", manifestement, à 100 %, en faveur du modèle chimique moléculaire et ne relaient que l'information en faveur de ce modèle.

        Voici, maintenant, un long texte d'Anette Lexa, toxicologue, qui fait un brillant résumé de la situation. Ce texte date de 2014, elle me l'a envoyé en commentaires, mais il mérite d'être porté à la lecture de tous. Je précise, au passage, qu'Annette lexa n'est pas médecin, a fortiori pas médecin homéopathe et n'est nullement engagée dans la question de savoir si l'homéopathie est efficace ou non. Son texte a été publié dans un bulletin de la Société Française d'Ethnopharmacologie : "La Biologie à la lumière des théories physiques : nouvelles frontières en médecine".

"Le 8 octobre 2014 a eu lieu à l’UNESCO, en collaboration avec la Fondation Mondiale Recherche et Prévention Sida, un colloque intitulé La Biologie à la lumière des théories physiques : nouvelles frontières en médecine, consacré à l’émergence d’un nouveau paradigme en biologie faisant intervenir les ondes électromagnétiques et certaines propriétés de l’eau. Le Thème général était les interprétations par la physique des champs quantiques de phénomènes biologiques récemment reconnus et leurs applications dans le domaine de la différenciation cellulaire et celui des maladies chroniques et du Sida. 

Giuseppe VITELLIO (Professeur de physique théorique à l’ Université of Salerne (Italie) présenta succintement la théorie quantique des champs et de la cohérence de champs, seule façon correcte de combiner les règles de la mécanique quantique avec celles de la relativité restreinte. 

Marc Henry (Professeur de chimie moléculaire à l’Université de Strasbourg) résuma ces travaux et connaissances sur la molécule d’eau. Selon ses propres termes , l’eau interfaciale constitue 99% (en nombre de molécules) des êtres vivants. Or, dans toute forme d’eau (liquide, vapeur, solide, interfaciale), il existe ses espaces vides qui entourent en permanence les molécules d’eau reliées par des ponts hydrogène. Selon la théorie des champs, cet espace est capable de capturer des photons générés par des fluctuations du vide quantique pour donner naissance à des domaines de cohérence au niveau des phases quantiques. Ainsi, l’eau via son réseau fluctuant de liaisons hydrogène peut stocker une information «vivante» (dynamique). La vie utilise l’information incohérente stockée sur les solides et lui donne du sens via les phases quantiques stockées sur les domaines de cohérence de l’eau interfaciale. Le lien entre plusieurs parties déconnectées de la matière vivante se fait par le vide informé (H2O + photons). 
Marc Henry fit référence aux travaux sur la Théorie de l’Electrodynamique quantique des physiciens italiens Emilio Del Guidice (1940-2014) et Guiliano Preparata : dans une cellule, les molécules comme l’ADN ou l’ARN jouent le rôle de support incohérent à l’information nécessaire pour que la vie s’exprime, tandis que l’eau avec son réseau de liaisons hydrogène fluctuant sur une échelle de temps de l’ordre de la picoseconde permet de donner de la cohérence et donc de «lire» et «comprendre» ce qui est écrit sur le support incohérent. Tous êtres vivant vit dans le rayonnement infrarouge terrestre. Les ondes électromagnétiques, dont les photons sont les vecteurs, sont susceptibles d’influencer les domaines de cohérence. Les ondes de cohérence se propagent et il est possible d’envisager des contacts entre domaines de cohérence (et non plus à l’intérieur d’un domaine de cohérence) à en utilisant des onde radio basse fréquence (3Hz à 1Mhz). Les molécules d’eau existent d’une part à l’état libre liées aux autres par des liaisons hydrogène et d’autre part par des domaines de cohérence dans lesquels toutes les molécules oscillent à l’unisson, en prise directe avec un champ électromagnétique auto-piégé à une fréquence spécifique. C’est cette eau cohérente qui possède cette propriété « de mémoire ». L’eau incohérente étant responsable des propriétés thermodynamique classique de l’eau. L’information stockée dans des domaines de cohérence de l’eau est de nature qualitative et non quantitative et Marc Henry précise qu’il faut être prudent sur l’utilisation d’appareils de mesures physique pour évaluer la qualité de la matière vivante. 

Au cours de son intervention, le Pr Luc Montagnier explique comment les nanobulles d’eau (obtenues par dynamisation) porteraient des molécules d’eau cohérentes productrices de signal électromagnétique (SEM). Même dans des dilutions extrêmement basses d’ADN, l’eau garderait une empreinte spécifique des séquences des bases, via les SEM émis par l’ADN de départ. La technique de PCR (réaction de polymérase en chaîne ) est en mesure de lire les nanostructures induites par l’ADN dans l’eau. Cette découverte suscite beaucoup de controverses, car elle pose des problèmes fondamentaux, au niveau biologique mais aussi théorique. Selon Luc Montagnier, cette technologie hautement reproductible permet de détecter avec une très grande sensibilité la présence d’un agent infectieux dans le sang. Le signal peut être digitalisé, numérisé et envoyé à un autre laboratoire à des milliers de kilomètres : des signaux ont été envoyés de San Diego à Shangai et de Shangai à Paris et le laboratoire receveur, à Paris, a été capable de reconstituer l’ADN d’une bactérie à l’origine de la maladie de Lyme par exemple. 

Carlo Ventura (Professeur de biologie moléculaire à l’Université de Bologne) expliqua comment il utilise une approche non chimique pour réguler la différenciation et la croissance de cellules souches, avec des champs électromagnétiques (EMF= electromagnetics fields) pour stimuler la croissance de cardiomyocytes. Les champs électromagnatiques activent aussi l’expression des gènes pluripotents d’une cellule différenciée. Chimiquement, on utilise actuellement la dynorphine, naturellement exprimée dans les cellules embryonnaires lors de la cardiogénèse. C’est une découverte récente qui a valu à ses codécouvreurs le prix Nobel de médecine 2012 (John Gurdon et Shinya Yanamaka). Cependant cette manipulation est extrêmement complexe alors que l’utilisation de EFM est beaucoup plus simple. Ventura est allé plus loin en utilisant également des vibrations sonores nanomécaniques. C’est une propriété intrinsèque du cytosquelette qui jour un rôle important dans le comportement mécanique et fonctionnel des cellules, interférant dans une variété de processus cellulaires tels que la mitose, la méïose ou d’autres mécanismes métaboliques. Les forces mécaniques et les stimulations audiofréquence peuvent modifier l’expression des gènes, induisant le devenir des cellules ainsi que leur réparation. Les cellules expriment des signatures nanovibratoires qui sont propres à leur homéostasie. Cela ouvre le champ d’une nouvelle approche en médecine régénérative par sono-cytologie capable d’interférer sur la maintenance et la manipulation de l’homéostasie avec l’utilisation d’une biomusique. 

Le mathématicien Cédric Villani, Professeur à l’Université de Lyon, Directeur de l’Institut Henri Poincaré et Médaille Fields en 2010, termine le colloque en commentant l’affaire Benveniste et la polémique autour de la fameuse publication dans la Revue Nature en 1988, naviguant entre neutralité bienveillante et doute sain, signatures de l’honnêteté intellectuelle de tout grand scientifique. 

En conclusion de ce colloque Luc Montagnier lança un appel à l’industrie pharmaceutique afin d’orienter les recherches vers la médecine biophysique, considérant que l’approche biochimique a atteint désormais une impasse et nécessite un changement de paradigme. 

On ne peut que s’étonner que ce colloque n’ait eu aucun écho dans les media français pourtant friands de polémiques scientifiques. Il est vrai que le sujet est dérangeant, qu’il n’est pas facile à vulgariser, qu’il vient bousculer sérieusement l’approche réductionniste qui continue à séduire les medias et qu’il vient nous rappeler étrangement les connaissances des grandes traditions spirituelles (approche corps-esprit, relations d’interconnexion de l’Homme à l’Univers). Seul un rapprochement pluridisciplinaire et holistique du vivant permettrait l’émergence d’une nouvelle approche biophysique du vivant. Mais la biomédecine actuelle est-elle prête à ce changement ? le veut-elle vraiment ? 

Annette LEXA , PhD toxicologie 

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15 juin 2018

ANNONCE D'UN CONGRES SCIENTIFIQUE INTERNATONAL A LONDRES SUR LA STRUCTURE DE L'EAU ET L'HOMEOPATHIE

             Juste une petite information apportant son filet d'eau dans les discussisons et polémiques récentes. 

           Le 14 juillet 2018 aura lieu à Londres un congrès international, intitulé (en anglais) "New Horizons in Water Science, Evidence for Homeopathy?”, soit, traduit par mes soins en français, en respectant l'esprit (plus que la lettre) du titre et du thème du congrès, "De nouveaux horizons sicientifiques sur la structure de l'eau : une preuve en faveur de l'homéopathie ?". 

          Ce congrès aura lieu à la "Société royale de médecine " à Londres. 

           Ces travaux concerneront et feront l'état des lieux sur "L'évolution rapide des découvertes concernant la structure de l'eau et ses implications pour la science". Autrement dit, cela reprend la question dite de "La mémoire de l'eau". 

            Deux prix Nobel seront présents et présenteront leurs recherches sur le sujet. Le professeur Luc Montanier, prix Nobel de médecine et le professeur Brian D Josephson, prix Nobel de physique. Plusieurs autres professeurs de différentes disciplines scientifiques seront présents et feront état de leurs travaux. 

           Je donne, pour ceux qui seraient curieux d'y jeter un coup d'oeil, l'adresse qui conduit à la présentation du congrès (en anglais). https://thesciencetheevidence.co.uk/

           A à côté de cela, bien évidemment, le discours imbécile qui va répétant qu'aucune donnée scientifique ne plaide en faveur de l'homéopathie ne cesse d'être repris partout. Et, tout aussi évidemment, pas le moindre écho n'est et ne sera donné à cet évènement scientifique, parmi bien d'autres, par une presse et des medias qui ont joué, avec beaucoup de complaisance, le rôle de caisse de résonnance pour les tribunes rédigées par d'obscurs inconnus contre l'homéopathie.

            

        

 

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07 juin 2018

DE LA RADICALISATION ET DE L’INTEGRISME MÉDICAL

          Les attaques répétées de ces derniers semaines contre l‘homéopathie, leur teneur, leur violence et, surtout, les appels répétés à la mise au ban des médecins homéopathes jusqu’a la demande par certains de retirer aux médecins homéopathes leur titre de médecin et, donc, le droit d’exercer la medecine m’ont donne à penser. Et la motivation des auteurs de ces attaques, voulant empêcher les trop nombreux patients attirés par l'homéopathie de s’egarer hors de la voie de la vérité médicale « officielle » m’a confirmé dans l’analyse suivante.

         On assiste, là, ni plus ni moins à la dérive religieuse moderne vers la radicalisation et l’intégrisme de minorités agissantes défenseuses d’une lecture simpliste et absolutiste du monde et de leur croyance. Car c’est bien de croyance qu’il s’agit, ici, en médecine. De la croyance de ces inquisiteurs d’’être les élus et les gardiens du temple médical. De leur croyance d’avoir en charge le sort de la médecine et l'orthodoxie de ce qu’ils croient être sa vérité immuable et éternelle. 

         Pour eux, l’homéopathie est une hérésie, les patients qui y recourent des brebis égarées et trompées par ces hérétiques homéopathes. Hérétiques à éliminer bien sûr. Et qu’est ce que retirer son titre de médecin à un confrère homéopathe sinon l’excommunier et le bannir de la communaute commune ?

          N’est-il pas étrange et, au final, particulièrement ironique, et profondément ridicule, de voir ces médecins qui tentent, dérisoirement, de s'ériger en défenseurs de la scientificite et de la rationalité medicales faire preuve de tant d’esprit partisan, de les voir, à ce point, aveuglés par leur passion ? Passion, ne nous y trompons pas, non pas de la vérité mais passion de se croire seuls détenteurs de celle-ci. Passion, quoi qu'ils en disent, non pas de la défense de l’intérêt des patients mais désir féroce d'asseoir leur autorité sur ceux-ci leur et de les contraindre à leur obéir, à se défaire de l'orgueilleuse outrecuidance de s’imaginer être capables de juger et choisir par eux mêmes comment ils souhaitent être traités.       

          Decidement, l’obscurantisme est de retour et semble avoir de « beaux » (sic) jours devant lui.

          Nous reste donc, praticiens et patients soucieux de notre libre arbitre, à suivre notre voie avec détermination et confiance. Sans nous laisser impressionner par les rodomontades d’integristes qui ne s'énervent et s'agitent, ainsi, que parce qu'ils sentent que le monde leur échappe. Parce qu'ils sentent et voient, jour après jour, que « leur » monde, qu'il voudrait figé et immuable, devient, chaque jour, un peu plus caduque. 

 

          

       

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12 mai 2018

DOMINER LA NATURE OU EN ETUDIER TOUTE LA RICHESSE ?

Le post précédent me fait rebondir sur la question de l'efficacité en médecine. Les travers que j'ai souligné, précédemment, sur la conception allopathique de celle-ci peuvent, aussi, être éclairés du point de vue des pensées occidentales et extrêmes orientales. L'occident se caractérise par la volonté de "plier" le réel au bon vouloir de l'homme. "Se rendre maitres et possesseurs de la nature" comme disait Descartes. D'une manière quelque peu similaire, ce qui caractérise la technique pour Heidegger est sa capacité d'"arraisonnement", c'est à dire de convoquer le réel à se soumetre à la raison. Il y a là une sorte de "jeu de mot" qui dit bien les choses; la technique fait rendre raison au réel, au monde, à la vie, elle le prend à l'abordage (comme on arraisonne un bateau, sa cargaison) pour le soumettre. 

De ce point de vue, l'efficacité, en médecine moderne, se fonde plus sur la capacité d'obtenir le résultat souhaité (par exemple, faire baisser le taux de cholestérol d'un patient) sans une réelle et profonde réflexion tant sur la pertinence dudit résultat visé (est-ce vraiment si bénéfique ?) que sur la recherche d'une authentique utilité pour le patient (les patients vivent-ils vraiment plus longtemps et en meilleure santé avec un cholestérol abaissé ?)

Il est certain que c'est cette volonté folle de dominer le monde qui a permis les plus grandes découvertes occidentales. Il a fallu cette mégalomanie, cette terrifiante "volonté de puissance" pour inventer l'électricité, le téléphone, les voitures, les avions, aller sur la lune, produire de l'électricité par voie nucléaire,  mettre au point des vaccins, développer la chirurgie, effectuer des greffes d'organes, etc. Si l'occident avait été animé d'un respect "sacré" pour le monde, la nature et la vie, rien de tout cela n'aurait été possible. 

Il n'est donc pas question de dénigrer les apports de la science occidentale. Juste d'en souligner les limites très réelles qui nous font négliger toute une dimension du réel. Aussi ne peut-on qu'inviter à conjoindre à celle-ci une approche plus en "harmonie" avec la nature et les processus de la vie. Ce à quoi j'essaire de m'employer au plan théorique, ici, et sur le site "homéophilo". Ce à quoi, aussi, exerçant la médecine avec comme outils l'allopathie, l'homéopathie et l'acupuincture, j'essaie, quotidiennement, et modestement, de m'employer en pratique. 

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29 avril 2018

DE LA LOYAUTE ET DE LA RIGUEUR DANS L'EVALUATION

      L'homéopathie doit, bien sur, comme toute thérapeutique, être évaluée. Sans complaisance mais sans soupçon. Avec rigueur mais loyalement. 

      De nombreuses étude et essasi ciniques existent d'ores et déj. Plusieurs centaines. Lui sont ils favorables ou défavorables ? Les interprétations divergent. ce qui est sur, c'est que ces essais ne permettent pas, à ce jour, de véritablement trancher. Pourquoi ? Il est clair que ces essais présentent, c'est le moins qu'on puisse dire, de grandes faiblesses. Faiblesses tenant, à la fois, à la faiblesse constitutives des principes de toute évaluaion actuelle d'une part et faiblesse, d'autre part, dues à l'inappropriation complète des standards actuels d'évoluation à l'objet-homéopathie. Je m'explique. 

      - Il faut être bien naïf pour ne pas voir la médiocrité de l'évaluation clinique moderne. Ses deux défauts principaux sont  d'être une évaluation extrêmement limitée dans le temps (on teste un traitement sur quelques semaines puis il est prescrit de sannées durant) et d'être une évaluation "hors sol", dirai-je, c'est à dire en conditions de laboratoires qui n'ont strictement rien à voir avec la vraie vie, celle dans laquelle sera effectuée, ensuite,  la prise de ces médicaments.D'où les catastrophes régulières qui surviennent après la mise sur le marché de médicaments prescrits pendant des années entières à des millions de patients prenant de nombreux autres médicaments de substances qui ont été testées, quelques mois, sur quelques centaines de patients ne prenant rien d'autre. 

      - Par ailleurs, nous l'avons vu, l'homéopathie a une action globale, positive sur plusieurs "cibles" à la fois (tension artérielle + asthme + insomnie par exemple).  Il n'y a aucun sens à vouloir lui imposer une évaluation sur une seule de ces cibles sans minimiser de façon majeure son efficacité. De plus, comme le traitement, pour une affection donnée, variera d'un sujet à l'autre, il est totalement non rigoureux de vouloir imposer des essais évaluant tel ou tel médicament homéopathique dans une indication donnée. C'est absurde. 

      Ceux qui accusent, régulièrement, l'homépathie de ne pas avoir fait la preuve de son efficacité et exigent qu'elle se soumette à une méthode d'évaluation qui ne tient aucun compte de ces caractéristiques sont donc d'une mauvaise foi surprenante. Car une évaluation scientifique est, avant tout, une évaluation adaptée à son objet.

      Il me semble, parfois, que nous nous trouvons dans la situation suivante. L'homéopathe dit avoir découvert une nouvelle planète. L'allopathe, incrédule, lui tend un microscope et lui dit "montrez-moi là" ..."vous voyez bien, vous n'y arrivez pas, on ne la voit pas au microscope ... vous mentez" ...

      Cherchez l'erreur ...

 

 

 

 

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25 avril 2018

TOUS LES MEDICAMENTS ONT UNE ATION GLOBALE ...

      En homéopathie, chaque médicament possède une action globale et peut agir aussi bien sur des problèmes cutanés, articulaires, gynécologiques que rhumatologiques ou nerveux. Cela semble, parfois étrange. Voire, pour certains critiques, farfelue et impossible. Pourtant, les médicaments allopathiques eux mêmes possèdent, tous, une action globale sur l'ensemble de l'organisme. 

      Il n'est d'ailleurs que de parcourir une notice de médicament allopathique pour prendre conscience de cette action globale de l'allopathie. L'on voit alors que tous les appareils, organes et tissus de l'organisme sont concernés. A côté de l'effet thérapeutique recherché se développent donc de nombreux autres effets non désirés et, pour cela, dits indésirables. Mais ce n'est pas parce que ces signes et effets sont indésirés qu'ils sont moins réels et moins obligatoires.

      Bien sur, chaque patient ne présentera pas tous les effets globaux, désirés et indésirés, de chaque médicament mais chaque patient en présentera, qu'il s'en rende compte ou non, plusieurs à chaque fois. 

      Homéopathie et allopathie ont donc toutes les deux une action globale sur l'organisme. La différence entre elles est que l'action globale de l'homéopathie est, parce qu'elle vise à la rééquilibration biologique, pratiquement sans  effets négatifs, dits indésirables, tandis que l'allopathie, parce qu'elle "contraint" l'organisme, développe un effet visé positif et de nombreux effets collatéraux négatifs, dit indésirables. 

       Nous verrons la prochaine fois les conséquences à tirer de cela au plan de l'évaluation de l'allopathie et de l'homéopathie. 

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09 avril 2018

PETIT INTERMEDE QUI ILLUSTRE LA GRANDE FIABILITE DE L'EVALUATION DES MEDICAMENTS ALLOPATHIQUES

           Avant de poursuivre ma petite série de textes de reflexion en réponse aux 124 accusateurs de l'homéopahie, j'ai décidé de m'offrir, et de vous offrir, un petit intermède de lecture facile. Facile et distrayante ... enfin, si l'on peut dire.

          Où en étions-nous ? Ah oui. La tribune contre l'homéopathie exigeait le déremboursement des médicaments homéopathiques, voire une interdiction faite aux médecins d'exercer l'homéopathie. Sur quelle base ? En raison de l'absence d'essais cliniques prouvant l'efficacité de l'homéopathie. Absence d'efficacité qui contraste, on l'aura compris, et nos chers "tribuns" le disent explicitement, avec l'efficacité des médicaments allopathiques qui, eux, disposent d'essais cliniques en établissant solidement la preuve.

           Je propose donc à mes lecteurs de prendre connaissance de ce que l'on trouve à la page 1051 du dictionnaire VIDAL. La notice concerne un médicament d'usage cardiologique, à visée anti-aryhtmique. Ce médicament est présenté comme indiqué pour deux types de troubles du rythme cardiaque (je passe sur les nuances techniques pour ne pas perdre le lecteur non médecin) .L'information que je vous communique concerne une des deux indications, c'est à dire un des deux troubles du ryhtme) et est écrite, non seulement noir sur blanc, mais dans un encadré pour qu'on y fasse bien attention car elle est très importante Que lit-on ? Voici. 

           "Ce médicament  a été testé dans un essai multicentrique randomisé en double aveugle (...). L'incidence de la mortalité et des arrêts cardiaques non mortels sous ce traitement a été supérieure à celle observée dans le groupe sous controle placebo". Première information donc : ce médicament a tué des patients et a, aussi, provoqué des arrêts cardiaques non mortels donc, je traduis, qui ont pu etre réanimés car, spontanéement, sans réanimation, tout arrêt cardiaque est mortel. Deuxième information ensuite, toujours bien encadrée : "Il n'existe pas d'essai controlé mettant en évidence un effet bénéfique de ce médicament en termes de survie ou de mort subite". Traduction : ce médicament ne sert à rien dans cette indication. 

            CQFD : est donc inscrit, de façon bien encadrée, l'information essentielle suivante.  Ce médicament qui est indiqué pour tel type de trouble du rythme cardiaque n'a jamais fait la preuve de la moindre efficacité réelle dans ce type de trouble et, de plus, provoque des décès chez les sujets traités. On croit rêver.

            Certains lecteurs auront, peut être, du mal à y croire mais, comme souvent, la réalité dépasse la fiction. Et oui, ce n'est pas parce qu'un médicament n'a aucun intérêt thérapeutique et qu'il peut tuer le patient qu'il est retiré de la vente.En tout cas, dans le cas d'un médicament allopathique. 

            J'ajoute que ce médicament est quotidiennement prescrit et, bien sur, remboursé (à un taux supérieur à celui des médicaments homéopathiques ! en raison de son grand intérêt thérapeutique sans doute) par notre chère sécurté sociale. 

           Je me demande ce que pensent nos censeurs (au premier rang desquels un cardiologue d'ailleurs, quelle ironie !) du remboursement d'un médicament (certes allopathique) qui, non seulement est inefficace mais peut provoquer un décès chez les patients traités.

            Que disaient ils déjà ? Ah oui ...Il faudrait interdire ... l'homéopathie ...

 

(à suivre) (et vous pouvez faire circuler, si vous en avez envie, l'adresse de ce blog) ...

 

 

 

 

 

 

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05 avril 2018

2) LA DERIVE ANTI-EMPIRISTE DES SCIENCES MODERNES

          Une conseur et amie espagnole, Paz Ojeda, m'a adressé un message de soutien, tenant à manifester sa solidarité avec les médecins homéopathes français. Elle me signale qu'en Espagne, les choses sont encotre pires et écrit. "La presse, la télé, les partis politiques, l'Ordre, les gens dans la rue, sous influence, tous sont contre l'homéopathie, c'est comme un incendie ... mais pourquoi ? Nous n'en connaissons pas les vraies raisons". Cette remarque est essentielle. En effet, pourquoi tout cela ? 

          Je n'ai pas la prétention de connaitre ces raisons. Qui sont, sans doute, multiples. On pense, bien sur, aux manoeuvres des grands laboratoires pharmaceutiques (qui voient d'un très mauvais oeil que de plus en plus de patients se tournent vers une thérapeutique au cout dérisoire, deux euros le tube, et donc aux bénéfices potentiels idoines), à la jalousie de certains confrères allopathes, à la frustration d'une communauté médicale et scientifique qui sent monter a défiance du public à son égard. Ce point est très actif, sans doute, et je viens de lire en ligne, des précisions des membres du collectif fake.med. à l'origine de la tribune anti-homéopathie qui affirment, aveu fort instructif, qu'ils ont lancé cette tribune car, je cite, "nous avons tous constaté la defiance croissante de la population envers la médecine dite "conventionnelle ... Ce phénomène de rejet se fait en parallèle de la montée des "médecines alternatives et complémentaires". Il leur fallait, j'imagine, sauver la "population" contre sa bêtise et, à défaut de pouvoir la convaincre de revenir, d'elle même, dans le droit chemin, tenter de lui rendre l'accès à des médecins "alternatifs" impossible. J'y reviendrai. 

           Mais on sous estime, on ignore même complètement, le plus souvent, le fait capital, la raison majeure suivante qui entre, pour beaucoup, dans l'animosité féroce et surprenante que suscite l'homéopathie. Qui permet, surtout, de comprendre pourquoi nous nous retrouvons éternellement "piégés" dans des polémiques stériles, empêchés de nous exprimer (car ces accusations permanentes ont pour but essentiel de nous empêcher de présenter la nouveauté de notre approche), sommés de répondre à des injonctions menaçantes.

          Tout ceci, en fait, ne prend tout son sens que dans le cadre assez récent, quelques dizaines d'années, d'une dérive anti-emiriste de la science. Les grands mots sont lachés mais je vais les expliciter pour que tout soit bien clair. J'emprunte cette expression à la philosophe des sciences Isabelle Stengers qui, parmi d'autres livres, a écrit, avec le Prix Nobel de chimie 1997, Ilya Prigogine  un ouvrage unanimement saluée à l'époque, "La nouvelle alliance".

         Le livre dont je tire l'analyse et l'expression de "dérive anti-empiriste de la science" s'intitule, lui, "L'invention des sciences modernes". Cette expression signifie que les sciences modernes se caractérisent, par le fait, totalement nouveau dans l'histoire des sciences, du refus de  prendre en considération les faits bruts, c'est à dire les faits que le réel peut imposer mais qui ne rentrent pas, d’ores et déjà, dans un cadre scientifique reconnu. Il est clair que nous sommes ici au coeur de la "malédiction" de l'homéopathie. 

          De fait, les "hautes dilutions" que nous utilisons sont au centre de la tourmente. Nous savons tou qu'au delà de la 9 CH, on ne peut plus trouver de molécules de la substance prescrite dans les granules. Ce n'est pas rien, reconnaissons-le. Pour autant, cela ne devrait pas être rédhibitoire car si l'homéopathie est efficace et active, ce que des dizaines et des dizaines de milliers de médecins ont constaté et constatent, au quotidien, comme des dizaines et dizaines de millions de patients,depuis plus de deux siècles, il suffirait à la science de s'atteler à la question pour en découvrir les explications.Puisque la science a découvert les secrets du génome et de tant de choses, il n'y a aucune raison qu'elle ne trouve pas les secrets de l'action de l'homéopathie. Si seulement, elle s'y attelait. Et c'est là que l'analyse d'Isabelle Stengers est essentielle à connaitre car la science moderne, justement, n'a aucune intention de s'y atteler. 

           Car, désormais, la science s'arroge le droit de décider des faits qui méritent son examen. Les autres, elle ne se contente pas de les laisser de côté mais les disqualifie en les déclarant faux, trompeurs, illusoires et mensongers ce qui la dispense de révéler qu'elle ne cherche que sur ce qui l'inreresse a priori et non sur tout ce qui pose question.Car si le citoeyn savait qu'elle ne cherche que ce qu'elle veut bien chercher, il pourrait la rappeler à ses devoirs. 

           Or, comme la philosophe des sciences le rappelle, pendant longtemps, depuis Claude Bernard notamment, il était admis que « les idées hardies, libres, inventives, mènent la science, organisent l’expérience[». les faits bruts, surprenants, étranges étaient, donc, dignes du plus grand intérêt. 

           Avec l'invention des sciences modernes, un changement majeur s'opère et la science, désormais, se détourne systématiquement des faits dérangeants qui ne se pré-inscrivent pas d’emblée dans une théorie scientifique. Il faut comprendre que c'est ceci, le refus de la science actuelle d'être sommée d'expliquer ce qui, à ce jour, reste inexplicable (l'action des hautes dilutuoions homéopathiques), qui fait qu'on nous oppose, sans cesse, avec une mauvaise foi évidente, que l'homéopathie ne marche pas, qu'elle est inefficace et ne satisfait pas aux critères d'évaluation cliniques, etc. car il faut convaincre tout le monde que le fait brut homéopathique n'existe pas. 

            En effet, reconnaitre à l'homéopathie la moindre efficacité aurait pour conséquence immédiate de mettre la science devant son devoir de l'expliquer. En clair, le discours serait : "puisque l'homéopathie est efficace, il faut maintenant expliquer son mode biologique d'action". Or c'est précisément ce que la science actuelle ne veut pas faire. Sortir des sentiers battus et être contrainte de réfléchir à une voie d'action alternative à la seule voie moléculaire jusqu'ici explorée en biologie et médecine.  

           Dès lors, comme s'en inquiète Isabelle Stengers, « énoncé lourd de conséquences : seule une théorie peut défier une théorie ». En clair à nouveau : aucun fait non déjà inscrit dans une théorie scientifique ne peut aujourd'hui, obliger la science à se remettre en question. Ce qui signifie que les théories installées et reconnues se sont immunisées contre les faits bruts.

           Ainsi, ce qui est nouveau, depuis quelques décennies, ajoute la philosophe des sciences, c’est que les faits ont perdu « le pouvoir de faire s’écrouler un édifice théorique". Et c'est bien de cela qu'il s'agit avec l'homéopathie.Le fait brut homéopahtique ne doit pas exister, pas être reconnu. Car il est menaçant pour la seule théorie, moléculaire, alors explorée. 

           Il est particulièrement piquant de noter que, le livre ayant été écrit dans la fin des années 1980, Isabele Stengers écrive, dès les touts premières pages de son livre.  « Un épisode récent de la vie des sciences suffit à attirer l’attention sur ce point. Lorsque Jacques Benveniste publia, au cours de l’été 1988, son article controversé sur « la mémoire de l’eau », certains critiquèrent aussi bien ce scientifique que la reuve Nature, l’un pour avoir proposé, l’autre pour avoir accepté de publier la constatation d’un « fait brut».

            Et de rappeler  que la critique essentielle n’a pas portée sur la véracité des faits mais sur leur absence d’explication a priori. Car, poursuivent-elles, «Beaucoup d’autres ont eu, était il affirmé ou sous entendu, l’occasion de constations de ce genre, mais tous se sont abstenus de publier, ne disposant pas et ne pouvant imaginer de théorie plausible capable de donner un sens à un tel fait ».  Et d’ajouter : « l’impuissance du fait tend désormais à prendre valeur de règle (…). Bientôt, peut être, certaines revues scientifiques énonceront-elles, en tant que règle officielle, qu’elles n’acceptent plus de publier que les « bons » faits, ceux qu’une théorie plausible autorise[». Pour conclure : « c’est peut être ce que l’empirisme pouvait conserver de puissance subversive qui sera bientôt (…), par les lois explicites de la cité scientifique, contraint de disparaître ».

           En résumé, nous devons, dans la défense de notre de notre dscipline et de son intérpêt pour la santé des patients et leurs droit de se soigner selon leurs choix, affirmer, haut et fort, que tout est mis en oeuvre pour nier le fait homéopathique, son action. Et il nous faut oser dire que c'est fait pour une raison essentielle, à savoir éviter aux scientifiques de se pencher sur une question qui ne les intéresse pas a priori.Or, n'est-ce pas le devoir de la science d'expliquer le réel, qu'il lui "plaise" ou non ? 

          Il faut, aussi, être cosncient, qu'aujourd'hui, la science est, très largement, ce qui est très nouveau et un autre trait des sciences modernes,  une activité "sponsorisée", financée. Michel Serres écrivait, ainsi, il y a quelques années : "Tout le monde, aujourd'hui, cherche sur programmes, et cherche donc la même chose". Ce qui est éminemment pertinent. Nombreuses, malgré tout, même si peu audibles, sont les voix qui s'inquiètent du peu d'innovation scientifique de ces dernières décennies par rapport aux découvertes, sans grands moyens financiers, du début du tournant XIX-XX° siècles par exemple : Relativité, physique et mécanique quantique, etc. Car à tous chercher la mêm chose, on ne trouve pas grand chose de nouveau. 

            Tout le monde cherche, donc, sur programmes, aujourd'hui, sur programmes financés par de grands groupes industriels (et pharmaceutiques en médecine) qui n'ont aucune  raison de vouloir que les équipes scientifiques perdent leur temps (et leur argent) dans des domanies nouveaux et peu rentables. Il conveint d'exploiter à fond, comme toujours, les gisements connus, c'est à dire les chmaps scientifiques bien établis. 

            Dans ce livre, isabelle Stengers souligne, aussi, que la médecine moderne a créé une nouvelle espèce de patients. Elle les appelle "les malades qui guérissent pour de mauvaises raisons". Espéce à laquelle appartienent à n'en pas douter, les patients se soigant par homéopathie qui ont le mauvais gout de "guérir" quand ils ne le "devraient" pas. 

              Pour conclure, peut être, pourrait-on, aussi, répondre aux perpétuels accusateurs de l'homéopathie que leur acharnement à la présenter comme étant totalement inefficace (car même une efficacité modérée obligerait la science à s'atteler à l'explications de l'action biologique des hautes dilutions) tient, surtout, à la peur que les hautes dilutions homéopathiques suscitent dans la communauté scientifique, au refus des sciences modernes de prendre en compte le fait brut homéopathique qu'elles ses trouvent, aujourd'hui, incapables d'expliquer. Or, pourrions-nous leur rappeler, ce faisant, elles démissionnent devant leur devoir scientifique, devant, même, leur raison d'être. 

 

(à suivre) 

 

 

 

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