HOMEOLOOK, homéopathie, science et médecine ... blog de Philippe Marchat

25 avril 2018

TOUS LES MEDICAMENTS ONT UNE ATION GLOBALE ...

      En homéopathie, chaque médicament possède une action globale et peut agir aussi bien sur des problèmes cutanés, articulaires, gynécologiques que rhumatologiques ou nerveux. Cela semble, parfois étrange. Voire, pour certains critiques, farfelue et impossible. Pourtant, les médicaments allopathiques eux mêmes possèdent, tous, une action globale sur l'ensemble de l'organisme. 

      Il n'est d'ailleurs que de parcourir une notice de médicament allopathique pour prendre conscience de cette action globale de l'allopathie. L'on voit alors que tous les appareils, organes et tissus de l'organisme sont concernés. A côté de l'effet thérapeutique recherché se développent donc de nombreux autres effets non désirés et, pour cela, dits indésirables. Mais ce n'est pas parce que ces signes et effets sont indésirés qu'ils sont moins réels et moins obligatoires.

      Bien sur, chaque patient ne présentera pas tous les effets globaux, désirés et indésirés, de chaque médicament mais chaque patient en présentera, qu'il s'en rende compte ou non, plusieurs à chaque fois. 

      Homéopathie et allopathie ont donc toutes les deux une action globale sur l'organisme. La différence entre elles est que l'action globale de l'homéopathie est, parce qu'elle vise à la rééquilibration biologique, pratiquement sans  effets négatifs, dits indésirables, tandis que l'allopathie, parce qu'elle "contraint" l'organisme, développe un effet visé positif et de nombreux effets collatéraux négatifs, dit indésirables. 

       Nous verrons la prochaine fois les conséquences à tirer de cela au plan de l'évaluation de l'allopathie et de l'homéopathie. 

Posté par Tabamircho à 20:18 - Commentaires [0] - Permalien [#]


09 avril 2018

PETIT INTERMEDE QUI ILLUSTRE LA GRANDE FIABILITE DE L'EVALUATION DES MEDICAMENTS ALLOPATHIQUES

           Avant de poursuivre ma petite série de textes de reflexion en réponse aux 124 accusateurs de l'homéopahie, j'ai décidé de m'offrir, et de vous offrir, un petit intermède de lecture facile. Facile et distrayante ... enfin, si l'on peut dire.

          Où en étions-nous ? Ah oui. La tribune contre l'homéopathie exigeait le déremboursement des médicaments homéopathiques, voire une interdiction faite aux médecins d'exercer l'homéopathie. Sur quelle base ? En raison de l'absence d'essais cliniques prouvant l'efficacité de l'homéopathie. Absence d'efficacité qui contraste, on l'aura compris, et nos chers "tribuns" le disent explicitement, avec l'efficacité des médicaments allopathiques qui, eux, disposent d'essais cliniques en établissant solidement la preuve.

           Je propose donc à mes lecteurs de prendre connaissance de ce que l'on trouve à la page 1051 du dictionnaire VIDAL. La notice concerne un médicament d'usage cardiologique, à visée anti-aryhtmique. Ce médicament est présenté comme indiqué pour deux types de troubles du rythme cardiaque (je passe sur les nuances techniques pour ne pas perdre le lecteur non médecin) .L'information que je vous communique concerne une des deux indications, c'est à dire un des deux troubles du ryhtme) et est écrite, non seulement noir sur blanc, mais dans un encadré pour qu'on y fasse bien attention car elle est très importante Que lit-on ? Voici. 

           "Ce médicament  a été testé dans un essai multicentrique randomisé en double aveugle (...). L'incidence de la mortalité et des arrêts cardiaques non mortels sous ce traitement a été supérieure à celle observée dans le groupe sous controle placebo". Première information donc : ce médicament a tué des patients et a, aussi, provoqué des arrêts cardiaques non mortels donc, je traduis, qui ont pu etre réanimés car, spontanéement, sans réanimation, tout arrêt cardiaque est mortel. Deuxième information ensuite, toujours bien encadrée : "Il n'existe pas d'essai controlé mettant en évidence un effet bénéfique de ce médicament en termes de survie ou de mort subite". Traduction : ce médicament ne sert à rien dans cette indication. 

            CQFD : est donc inscrit, de façon bien encadrée, l'information essentielle suivante.  Ce médicament qui est indiqué pour tel type de trouble du rythme cardiaque n'a jamais fait la preuve de la moindre efficacité réelle dans ce type de trouble et, de plus, provoque des décès chez les sujets traités. On croit rêver.

            Certains lecteurs auront, peut être, du mal à y croire mais, comme souvent, la réalité dépasse la fiction. Et oui, ce n'est pas parce qu'un médicament n'a aucun intérêt thérapeutique et qu'il peut tuer le patient qu'il est retiré de la vente.En tout cas, dans le cas d'un médicament allopathique. 

            J'ajoute que ce médicament est quotidiennement prescrit et, bien sur, remboursé (à un taux supérieur à celui des médicaments homéopathiques ! en raison de son grand intérêt thérapeutique sans doute) par notre chère sécurté sociale. 

           Je me demande ce que pensent nos censeurs (au premier rang desquels un cardiologue d'ailleurs, quelle ironie !) du remboursement d'un médicament (certes allopathique) qui, non seulement est inefficace mais peut provoquer un décès chez les patients traités.

            Que disaient ils déjà ? Ah oui ...Il faudrait interdire ... l'homéopathie ...

 

(à suivre) (et vous pouvez faire circuler, si vous en avez envie, l'adresse de ce blog) ...

 

 

 

 

 

 

Posté par Tabamircho à 22:38 - Commentaires [2] - Permalien [#]

05 avril 2018

2) LA DERIVE ANTI-EMPIRISTE DES SCIENCES MODERNES

          Une conseur et amie espagnole, Paz Ojeda, m'a adressé un message de soutien, tenant à manifester sa solidarité avec les médecins homéopathes français. Elle me signale qu'en Espagne, les choses sont encotre pires et écrit. "La presse, la télé, les partis politiques, l'Ordre, les gens dans la rue, sous influence, tous sont contre l'homéopathie, c'est comme un incendie ... mais pourquoi ? Nous n'en connaissons pas les vraies raisons". Cette remarque est essentielle. En effet, pourquoi tout cela ? 

          Je n'ai pas la prétention de connaitre ces raisons. Qui sont, sans doute, multiples. On pense, bien sur, aux manoeuvres des grands laboratoires pharmaceutiques (qui voient d'un très mauvais oeil que de plus en plus de patients se tournent vers une thérapeutique au cout dérisoire, deux euros le tube, et donc aux bénéfices potentiels idoines), à la jalousie de certains confrères allopathes, à la frustration d'une communauté médicale et scientifique qui sent monter a défiance du public à son égard. Ce point est très actif, sans doute, et je viens de lire en ligne, des précisions des membres du collectif fake.med. à l'origine de la tribune anti-homéopathie qui affirment, aveu fort instructif, qu'ils ont lancé cette tribune car, je cite, "nous avons tous constaté la defiance croissante de la population envers la médecine dite "conventionnelle ... Ce phénomène de rejet se fait en parallèle de la montée des "médecines alternatives et complémentaires". Il leur fallait, j'imagine, sauver la "population" contre sa bêtise et, à défaut de pouvoir la convaincre de revenir, d'elle même, dans le droit chemin, tenter de lui rendre l'accès à des médecins "alternatifs" impossible. J'y reviendrai. 

           Mais on sous estime, on ignore même complètement, le plus souvent, le fait capital, la raison majeure suivante qui entre, pour beaucoup, dans l'animosité féroce et surprenante que suscite l'homéopathie. Qui permet, surtout, de comprendre pourquoi nous nous retrouvons éternellement "piégés" dans des polémiques stériles, empêchés de nous exprimer (car ces accusations permanentes ont pour but essentiel de nous empêcher de présenter la nouveauté de notre approche), sommés de répondre à des injonctions menaçantes.

          Tout ceci, en fait, ne prend tout son sens que dans le cadre assez récent, quelques dizaines d'années, d'une dérive anti-emiriste de la science. Les grands mots sont lachés mais je vais les expliciter pour que tout soit bien clair. J'emprunte cette expression à la philosophe des sciences Isabelle Stengers qui, parmi d'autres livres, a écrit, avec le Prix Nobel de chimie 1997, Ilya Prigogine  un ouvrage unanimement saluée à l'époque, "La nouvelle alliance".

         Le livre dont je tire l'analyse et l'expression de "dérive anti-empiriste de la science" s'intitule, lui, "L'invention des sciences modernes". Cette expression signifie que les sciences modernes se caractérisent, par le fait, totalement nouveau dans l'histoire des sciences, du refus de  prendre en considération les faits bruts, c'est à dire les faits que le réel peut imposer mais qui ne rentrent pas, d’ores et déjà, dans un cadre scientifique reconnu. Il est clair que nous sommes ici au coeur de la "malédiction" de l'homéopathie. 

          De fait, les "hautes dilutions" que nous utilisons sont au centre de la tourmente. Nous savons tou qu'au delà de la 9 CH, on ne peut plus trouver de molécules de la substance prescrite dans les granules. Ce n'est pas rien, reconnaissons-le. Pour autant, cela ne devrait pas être rédhibitoire car si l'homéopathie est efficace et active, ce que des dizaines et des dizaines de milliers de médecins ont constaté et constatent, au quotidien, comme des dizaines et dizaines de millions de patients,depuis plus de deux siècles, il suffirait à la science de s'atteler à la question pour en découvrir les explications.Puisque la science a découvert les secrets du génome et de tant de choses, il n'y a aucune raison qu'elle ne trouve pas les secrets de l'action de l'homéopathie. Si seulement, elle s'y attelait. Et c'est là que l'analyse d'Isabelle Stengers est essentielle à connaitre car la science moderne, justement, n'a aucune intention de s'y atteler. 

           Car, désormais, la science s'arroge le droit de décider des faits qui méritent son examen. Les autres, elle ne se contente pas de les laisser de côté mais les disqualifie en les déclarant faux, trompeurs, illusoires et mensongers ce qui la dispense de révéler qu'elle ne cherche que sur ce qui l'inreresse a priori et non sur tout ce qui pose question.Car si le citoeyn savait qu'elle ne cherche que ce qu'elle veut bien chercher, il pourrait la rappeler à ses devoirs. 

           Or, comme la philosophe des sciences le rappelle, pendant longtemps, depuis Claude Bernard notamment, il était admis que « les idées hardies, libres, inventives, mènent la science, organisent l’expérience[». les faits bruts, surprenants, étranges étaient, donc, dignes du plus grand intérêt. 

           Avec l'invention des sciences modernes, un changement majeur s'opère et la science, désormais, se détourne systématiquement des faits dérangeants qui ne se pré-inscrivent pas d’emblée dans une théorie scientifique. Il faut comprendre que c'est ceci, le refus de la science actuelle d'être sommée d'expliquer ce qui, à ce jour, reste inexplicable (l'action des hautes dilutuoions homéopathiques), qui fait qu'on nous oppose, sans cesse, avec une mauvaise foi évidente, que l'homéopathie ne marche pas, qu'elle est inefficace et ne satisfait pas aux critères d'évaluation cliniques, etc. car il faut convaincre tout le monde que le fait brut homéopathique n'existe pas. 

            En effet, reconnaitre à l'homéopathie la moindre efficacité aurait pour conséquence immédiate de mettre la science devant son devoir de l'expliquer. En clair, le discours serait : "puisque l'homéopathie est efficace, il faut maintenant expliquer son mode biologique d'action". Or c'est précisément ce que la science actuelle ne veut pas faire. Sortir des sentiers battus et être contrainte de réfléchir à une voie d'action alternative à la seule voie moléculaire jusqu'ici explorée en biologie et médecine.  

           Dès lors, comme s'en inquiète Isabelle Stengers, « énoncé lourd de conséquences : seule une théorie peut défier une théorie ». En clair à nouveau : aucun fait non déjà inscrit dans une théorie scientifique ne peut aujourd'hui, obliger la science à se remettre en question. Ce qui signifie que les théories installées et reconnues se sont immunisées contre les faits bruts.

           Ainsi, ce qui est nouveau, depuis quelques décennies, ajoute la philosophe des sciences, c’est que les faits ont perdu « le pouvoir de faire s’écrouler un édifice théorique". Et c'est bien de cela qu'il s'agit avec l'homéopathie.Le fait brut homéopahtique ne doit pas exister, pas être reconnu. Car il est menaçant pour la seule théorie, moléculaire, alors explorée. 

           Il est particulièrement piquant de noter que, le livre ayant été écrit dans la fin des années 1980, Isabele Stengers écrive, dès les touts premières pages de son livre.  « Un épisode récent de la vie des sciences suffit à attirer l’attention sur ce point. Lorsque Jacques Benveniste publia, au cours de l’été 1988, son article controversé sur « la mémoire de l’eau », certains critiquèrent aussi bien ce scientifique que la reuve Nature, l’un pour avoir proposé, l’autre pour avoir accepté de publier la constatation d’un « fait brut».

            Et de rappeler  que la critique essentielle n’a pas portée sur la véracité des faits mais sur leur absence d’explication a priori. Car, poursuivent-elles, «Beaucoup d’autres ont eu, était il affirmé ou sous entendu, l’occasion de constations de ce genre, mais tous se sont abstenus de publier, ne disposant pas et ne pouvant imaginer de théorie plausible capable de donner un sens à un tel fait ».  Et d’ajouter : « l’impuissance du fait tend désormais à prendre valeur de règle (…). Bientôt, peut être, certaines revues scientifiques énonceront-elles, en tant que règle officielle, qu’elles n’acceptent plus de publier que les « bons » faits, ceux qu’une théorie plausible autorise[». Pour conclure : « c’est peut être ce que l’empirisme pouvait conserver de puissance subversive qui sera bientôt (…), par les lois explicites de la cité scientifique, contraint de disparaître ».

           En résumé, nous devons, dans la défense de notre de notre dscipline et de son intérpêt pour la santé des patients et leurs droit de se soigner selon leurs choix, affirmer, haut et fort, que tout est mis en oeuvre pour nier le fait homéopathique, son action. Et il nous faut oser dire que c'est fait pour une raison essentielle, à savoir éviter aux scientifiques de se pencher sur une question qui ne les intéresse pas a priori.Or, n'est-ce pas le devoir de la science d'expliquer le réel, qu'il lui "plaise" ou non ? 

          Il faut, aussi, être cosncient, qu'aujourd'hui, la science est, très largement, ce qui est très nouveau et un autre trait des sciences modernes,  une activité "sponsorisée", financée. Michel Serres écrivait, ainsi, il y a quelques années : "Tout le monde, aujourd'hui, cherche sur programmes, et cherche donc la même chose". Ce qui est éminemment pertinent. Nombreuses, malgré tout, même si peu audibles, sont les voix qui s'inquiètent du peu d'innovation scientifique de ces dernières décennies par rapport aux découvertes, sans grands moyens financiers, du début du tournant XIX-XX° siècles par exemple : Relativité, physique et mécanique quantique, etc. Car à tous chercher la mêm chose, on ne trouve pas grand chose de nouveau. 

            Tout le monde cherche, donc, sur programmes, aujourd'hui, sur programmes financés par de grands groupes industriels (et pharmaceutiques en médecine) qui n'ont aucune  raison de vouloir que les équipes scientifiques perdent leur temps (et leur argent) dans des domanies nouveaux et peu rentables. Il conveint d'exploiter à fond, comme toujours, les gisements connus, c'est à dire les chmaps scientifiques bien établis. 

            Dans ce livre, isabelle Stengers souligne, aussi, que la médecine moderne a créé une nouvelle espèce de patients. Elle les appelle "les malades qui guérissent pour de mauvaises raisons". Espéce à laquelle appartienent à n'en pas douter, les patients se soigant par homéopathie qui ont le mauvais gout de "guérir" quand ils ne le "devraient" pas. 

              Pour conclure, peut être, pourrait-on, aussi, répondre aux perpétuels accusateurs de l'homéopathie que leur acharnement à la présenter comme étant totalement inefficace (car même une efficacité modérée obligerait la science à s'atteler à l'explications de l'action biologique des hautes dilutions) tient, surtout, à la peur que les hautes dilutions homéopathiques suscitent dans la communauté scientifique, au refus des sciences modernes de prendre en compte le fait brut homéopathique qu'elles ses trouvent, aujourd'hui, incapables d'expliquer. Or, pourrions-nous leur rappeler, ce faisant, elles démissionnent devant leur devoir scientifique, devant, même, leur raison d'être. 

 

(à suivre) 

 

 

 

Posté par Tabamircho à 09:27 - Commentaires [2] - Permalien [#]

03 avril 2018

1) RAISON OU PASSION SCIENTIFIQUE ?

      Tout d'abord merci pour vos nombreux messages d'encouragement et de solidarité. Cela fait chaud au coeur. Beaucoup d'indignation et d'incompréhension s'est exprimée.

     On a, en effet, du mal à saisIr le pourquoi d'une telle agression en règle contre l'homéopathie. Praticiens et patients de "médecine douce", nous n'avons guère le gout de l'agresssion gratuite. Pour autant, nous n'avons pas l'intention de rester inertes et de laisser dire n'importe quoi. 

     Reste donc à s'atteler à la question et chercher à y voir un peu plus clair, à saisir les enjeux et les arrière-plans de tout cela. Autant dire que nous sommes  partis pour une dizaine de petits (pour être plus digestes") textes d'éclaircissements, qui reprendront les choses point par point.

      Je ne m'attarderai pas sur les signataires de cette "tribune" contre l'homéopathie. Il n'est pas question de se lancer dans des attaques ad hominem.Nous allons au contraire, de notre côté, essayer d'élever un peu le débat. Disons juste que ce sont de vieux adversaires de l'homéopathie. Disons, aussi, cela saute d'ailleurs aux yeux, qu'ils sont particulièrement remplis de suffisance, totalement sûrs d'avoir raison, d'être du côté de la vérité et de l'intégrité intellectuelle.

      En tant que "vrais" scientfiques, ils doutent donc de tout, (du moins veulent-ils nous le faire croire) sauf d'eux mêmes. Ils n'hésitent pas à excommunier et jeter les anathèmes. Leur grande référence, le glaive qui leur permet de toujours trancher, sans sourciller, et sur tout sujet, sont les données de la science, le recours à la méthode scientifique. Comment pourrions nous nous opposer à cela, La science ? 

      Mais nous ne voulons pas nous opposer à la science, que nous apprécions à sa juste valeur. La question est plutôt : mais quelle est leur conception de la science ? Que vaut leur référence à la méthode scientifique ? Dans quelle conception de la rationnalité se drapent-ils pour réfuter les autres, les renvoyer dans les cordes et les traiter de charlatans et de praticiens indignes de la médecine ? La science est-elle à ce point monolithique, si uniforme, pour qu'il n'y ait de place que pour la conception qu'ils en ont ? En un mot, leur posture est-elle si rigoureuse, si objective, si soucieuse de vérité ? 

     Voyons cela et invitons les à méditer une pensée de Michel Serres que je tire du livre collectif "Elements d'histoire des sciences" dont il a dirigé la rédaction.

  

                  "LA RAISON DANS L'HISTOIRE SAVANTE RESSEMBLE A UNE NAIVETE""

 

      Il veut dire par là que croire que la connaissance scientifique est le fruit d'un patient et serein travail de la raison, toujours effectuée dans le seul souci de vérité, c'est être bien naïf et complètement ignorant de l'histoire des sciences. Les vérités scientifiques se sont imposées, parfois lentement, parfois rapidement, mais le plus souvent au prix de combats, de luttes et d'affrontements particulièrement violents. 

       Et la position de juges et/ou d'arbitres que tentent de prendre nos récents homéophobes n'est qu'une imposture, qu'une mascarade. Ils sont, non pas les détenteurs du vrai ou ses représentants neutres et désintéressés mais les défenseurs d'un "camp", d'une vision, parmi d'autres, de la médecine et de la pratique médicale. De la vision qui croit (et j'y reviendrai dans un texte futur) que les lois mathématiques qui s'appliquent avec justesse aux objets inanimés peutven s'appliquer, sans problème ni distorsion, au vivant. Qui ne réalise pas qu'entre le vivant et l'inanimé il y a un monde. Qui croit que la rigueur des calculs statistiques effectués dans les essais clinqiues sur des êtres humains a une valeur prédictive et une fiablité certaine. 

      Oui, ce sont les représentants d'une vision médicale qui, pour peu que l'on respecte le formalisme des essais clinqiues en double aveugle (et je reviendrai sur cette question aussi plus tard), trouve que l'on a respecté les critères scientifiques, que l'on est conforme à la Science et que, donc, la messe est dite.

      Messe qui a, effectivement, été dite, en 2000-2004, par exemple, pour 60.000 personnes tuées dans le monde par un nouvel anti-inflammatoire, le Vioxx, qui, d'après les essais cliniques effectuées, avec toute la rigueur possible (?), s'avérait devoir être particulièrement bien toléré. Rappeleons que 160.000 autres personnes ont développé des infarctus et des AVC avec ce médicament au même moment. 

     A-t- on entendu nos chers homéophobes (qui distillaient déjà leur venin dans ces années là contre l'homéopahtie) crier au scandale, à la trahison de la science ? Pas du tout. Ont-ils demander à ce que l'on retire leur tritre de médecin aux "experts qui avaient validé ce médicament particulièrement sûr ? Bien sur que non, non plus. Ceux-ci, forts de leurs  essais cliniques, étaient d'authentiques scientfiques, irréprochables donc. Deplus, comme souvent, le Vioxx a provoqué une hécatombe dans le monde entier ... sauf en France. 

      En guise d'arbitres et d'experts neutres soucieux du bien public, ces chers homéophobes sont surtout des défenseurs passionnés et partisans (ce qui est bien leur droit) d'une vision particulièrement fermée et rétrograde de la médecine qu'ils croient être la seule vraie. Et qui, bien évidemment, n'est pas la seule vraie. 

     Rappelons qu'en tant que médecins homéopathes, nous ne risquons pas de croire détenir La vérité puisque nous sommes, par définition,le fruit d'une double culture, au minimum, d'une formation classique Et homéopathique. Pour bien connaitre mes confrères et amis, je pense pouvoir dire, en leur nom, que nous savons tous qu'il existe, de surcroit, encore d'autres dimensions "vraies" du vivant.

      Puis-je avouer qu'il m'arrive de me demander si nous ne serions pas plus scientifiques et plus rationnels que beaucoup. 

 (à suivre : "La dérive anti-empiriste de la science moderne")

 P.S : vous pouvez vous abonner à la newsletter en bas de page pour être informé quand un nouveau texte est posté. 

Posté par Tabamircho à 15:25 - Commentaires [2] - Permalien [#]

31 mars 2018

UN PROGRAMME DE RAISON ET D'OUVERTURE EN REPONSE AUX ATTAQUES HAINEUSES CONTRE L'HOMEOPATHIE

Une tribune récente, écrite au vitriol, par des médecins s'auto-proclamant gardiens du temple de la science médicale, tribune relayée complaisamment par certains medias, s'en prend avec violence à l'homéopathie et demande, ni plus ni moins, outre le déremboursement des médicaments homéopathiques, que les médecins exerçant l'homéopahtie, qu'ils traitent de charlatans, soient déchus de leur titre de médecin. On a rarement vu plus agressif et totalitaire. On se félicite, au passage, que les camps n'existent plus car on frémit devant de tels excès et une telle haine venant de la part , faut-il le rappeler, de supposés confrères (sic). Hélas, nul débat avec ce type d'agresseurs n'est possible puisque, pour eux, l'homéopathie est une ennemie à abattre. 

J'ai donc décidé de reprendre ma plume et d'effectuer, dans la durée, un travail d'élucidation de ces polémiques insensées. Cela passera par un indispensable travail de présentation de l'homéopathie, avec rigueur et, autant que faire se peut, sans esprit partisan. Travail, aussi, de confrontation et d'articulation de l'homéopathie aux données sicentifiques, médicales et biologiques. Par où l'on verra, aussi,  que l'homéopathie peut ouvrir à la science  de nouveaux horizons et l'enrichir de manière profitable pour tous. Travail, enfin, de réflexion sur le lien qu'elle entretient, ou non, avec les données les plus récentes de la biologie et de la science. 

Nous verrons donc, au fil des textes, les problèmes scientifiques que l'homéopathie pose, effectivement, à la science. Je rappellerai, cependant, que, poser des problèmes à la science, ne signifie pas être non scientifique pour autant, ou devoir être reléguée, de manière a priori, au rang de pratique sans rigueur ni fondement. Il s'agira, d'un côté, de considérer les comptes que l'homéopathie a, évidemment, à rendre à la science et, de l'autre, de renvoyer la science à son devoir d'élucidation des faits, qu'ils lui plaisent ou non. Car la science oublie trop qu'elle a un devoir d'élucidation du réel tel qu'il est et non tel que certains scientifiques (et d'autres qui se réclament de la science, plus ou moins indument) le voudraient.

Je répondrai, bien évidemment, aussi, aux critiques et accusations portées contre l'homéopathie. Avec précision et sérénité. 

Tout ceci sera, enfin, l'occasion de réfléchir et interroger notre rapport à la biologie, à la médecine et, aussi, à la place que la science a pris, à tord ou à raison, ou à tord et à raison, dans notre univers moderne. 

Je terminerai en rappelant l'entière admiration que j'ai pour les sciences modernes et pour les avancées prodigieuses de la biomédecine. Et en rappelant, aussi, que j'ai choisi d'apprendre et pratiquer l'homéopathie, EN PLUS de l'appproche biomédiale apprise durant mes études de médecine. J'ai écrit EN PLUS, car cette "double" formation ne s'est pas effectuée en délaissant la biomédecine, et encore moins contre elle.

Je pense, d'ailleurs, que ce qui suscite la hargne, voire la haine, de certains de nos confrères allopathes est, précisément, cette double formation. Si nous n'étions pas médecins, de la même façon qu'eux, ils pourraient, en toute bonne conscience, nous mépriser et  nous renvoyer à notre inculture médicale. Or, le scandale, l'insupportable, pour eux, est bien, qu'ayant la même formation médicale qu'eux, nous ne trouvions pas celle-ci suffisante, aussi indispensable soit-elle. Que nous pensions nécessaire d'enrichir cette compétence d'une approche supplémentaire. D'où cet appel à nous déchoir de nos titres de médecins. Pour qu'eux seuls, désormais, puissent se revendiquer de ce titre. Pour qu'eux seuls soient habilités à dire ce qui est juste en médecine. Pour qu'un seul discours médical s'impose à tous, sans contestation ni même nuance ou variation.

Loin de cet esprit sectaire, j'essaierai donc, pour ma part, de faire saisir la complémentarité qui existe entre homéopathie et biomédecine et tout l'intérêt que nous aurions à savoir concilier et marier ses deux approches. 

Posté par Tabamircho à 23:38 - Commentaires [4] - Permalien [#]


25 septembre 2016

De l'usage matérialiste de la méditation (deuxième méandre)

      La méditation s'est, semble-t-il, solidement installée dans notre univers et nous est proposée, désormais, de toutes parts, pour nous sentir mieux, améliorer notre concentration, nous déstresser, mieux gérer nos inquiétudes, etc. 

      En médecine, son apprentissage est régulièrement  inclus  à titre de la formation continue. Pour compléter l'approche médicale pharmacologique, et offrir, ainsi, un outil à enseigner aux patients pour mieux gérer leur stress et dans des pathologies aussi variées que la dépression, l'anxiété chronique, la "gestion" des douleurs de certains maladies physiques (rhumatismes inflammatoires, cancers, etc.). John Kabat Zinn l'a introduite, depuis une trentaine d'années, non sans succès, dans l'univers médical américain où la pratique de la pleine conscience, très codifée, est bien intégrée dans les hopitaux. Je ne peux, en tant que médecin, que m'en réjouir car la "pleine conscience", autre nom de la méditation, est d'une aide réelle, face aux difficultés physqie ou psychique, pour qui y consacre le temps et le changement nécessaire d'attitude par rapport aux choses. 

      Cependant, force est de constater que, comme toujours, ce type d'introduction d'approches nouvelles ne va pas, dans son ensemble, sans une certaine dénaturation et sa transformation en simple "technique", en simple outil. 

      Par où l'on voit que notre époque est réellement celle du règne de la technique. En effet, les applications techniques ont révolutionné notre univers ( de la pilule contraceptive à l'informatique, du développement des moyens de transport moderne, de la télévision, des facilités de chauffage, aux techniques de procréation assistée et à la mise en réseau du monde entier, etc.) et rendu possible tout un tas de choses, pas seuleemnt imaginables en rêve auparavant, et elles ont profondément modifié notre rapport habituel au monde, aux autres et à nous mêmes. Nous ne parlons pas à notre voisin mais "communiquons", ou jouons à des jeux virtuels, avec des inconnus de l'autre bout du monde. Beaucoup vivent autant, voire davantage, par l'intermédiaire des réseaux sociaux que dans leurs relations "en chair et en os" avec leurs amis. La communication moderne dévalue tout discours politique construit et argumenté (que plus grand monde n'a, ni l'envie, ni, désormais, la "capacité" d'entendre, tenté de zapper qu'il est, dès 2 ou 3 minutes d'un discours insuffisamment captivant) et fait toute la place aux petites phrases (encore trop longues) et aux tweets désormais, etc. Enfin, la planète s'est rétrécie à la taille du village global et beaucoup vivent, désormais, dans l'attente de la nouvelle version de telle ou telle application ou tel ou tel appareil connecté. 

       Tout ceci pour dire que la méditation qui suppose, dans son authenticité, de changer son attitude face au monde et aux évènements, a, largement, été transformé en nouvelle technique de développement personnel, très largement "vendue" comme un moyen de vivre mieux, plus, plus intensément, moins stressé, plus heureux, plus joyeux, plus performant, etc. Bref, au rebours même de son véritable esprit. Loin de nous aider à nous défaire de notre ego, de cesser de ne penser quà nous, de chercher à avoir toujours plus, de refuser le monde tel qu'il est et de le faire selon nos désirs, beaucoup de ses propagandistes la dénaturent en en faisant un instrument au service de l'augmentation de nos satisfactions et de nos intérêts. 

      Il ne servirait à rien de se désoler de cet état de fait. D'autant plus que, pour rester dans notre sujet, il s'agit d'"accepter" le réel tel qu'il est. De le changer si l'on peut mais de l'accepter sinon. S'en indigner, protester, serait aussi inutile qu'inefficace. 

      J'y vois, pour ma part, l'occasion d'être vraiment conscient de l'état actuel de notre civilisation, de sa capacité à "récupérer" et "recycler" toute contestation et alternative dans le processus technique d'augmentation des profits et des "gains" matériels. 

      J'y vois, aussi, une "raison" de ne pas s'inquiéter du statut contesté de l'homéopathie aujourd'hui. Son "officialisation" n'irait pas sans une dénaturation certaine. Alors, être ou ne pas être "reconnue" ? Ce n'est, peut être, pas aussi essentiel que cela ... quoique ...

      

 

 

 

 

Posté par Tabamircho à 13:52 - Commentaires [1] - Permalien [#]

11 février 2016

Méditation et philosophie : première méandre

Un patient m'a donné l'envie, au décours d'une récente consultation, de reprendre ce blog, dont j'ai modifié, au passage, quelque peu l'intitulé. A la fin de la dite consultation, connaissant mon intérêt pour la philosophie, il m'a posé la question suivante que je reproduis, ici, de mémoire : "est-ce que la méditation n'aurait pas à voir avec la phénoménologie ?". Comme quoi, une consultation médicale peut, à bon droit, s'éloigner des préoccupations strictement de santé. Il est fort intéressant et bien agréable d'ailleurs que la médecine ne soit pas coupée du monde, de la vie et des interrogations de tout un chacun. La question posée m'a semblé plus qu'intéressante et fort pertinente. Et je pense, d'ailleurs, que, comme le suggèrait ce professeur de mathématiques à la retraite, la réponse à la dite question est "oui". 

La méditation, si on y regarde bien, qu'est-ce, sinon une "pleine conscience" du monde, de soi, des autres, de la vie. Et, à défaut, d'une "pleine conscience", une conscience bien plus grande de la vie, de notre vie. A chaque instant ou, à défaut, le plus souvent possible. Pour se faire, les recommandations d'usage sont de :

- s'entrainer, assis, le dos bien droit, à ressentir son corps, entendre le monde qui nous entoure et observer nos pensées, sans se laisser "absorber" par celles-ci. 

- autant dire, donc s'entrainer à "sortir du mental", des pensées, ruminations, calculs, jugements, recherche des raisons (pourquoi a-t-il dit ceci ? fait cela ?), explications, du pourquoi des choses et s'entrainer à accepter le réel tel qu'il est au lieu de passer son temps à s'en plaindre et radoter que cela aurait mieux si cela avait été autrement. 

- mettre,autant que faire se peut, cette "nouvelle attitude" en pratique dans la vie de tous les jours. 

Et la phénoménologie, de quoi s'agit-il ? D'un mouvement de pensée philosophique, né au début du XX° siècle, et fondé par le philosophe Husserl. En parler  "techniquement" au plan philosophique, de façon érudite, serait assez ennuyeux et, à coup sur, peu éclairant pour les non-philosophes ("professionels" s'entend, mais beaucoup de "non professionnels" sont très philosophes dans leur genre, me semble-t-il). Alors, parlons en simplement.

- La phénoménologie apparut en réaction à la domination des sciences explicatives et du "psychologisme" sur toute autre pensée (y compris philosophique) , c'est à dire en réaction, si on y pense bien, à la domination des explications soit scientifiques, soit psychologiques et/ou psychanalytiques du monde et de nous mêmes. 

- Notons qu'on en est toujours là d'ailleurs et, notamment, en médecine. Explications "scientifiques" d'un côté (c'est à cause du kyste, là, en haut à droite sur l'IRM) ou "psy" (c'est à cause de votre oedipe mal réglé).

- Mais, ces explications n'épuisent pas le sujet, comme on dit (quoi que, souvent, ce tiraillement entre des explications aussi diamétralement opposées ne soient pas sans mettre, souvent, le sujet "sur les genoux") et reste à considérer ce que l'on fait de ce que l'on vit, ressent et éprouve. 

- Et, précisément, la phénoménologie propose de donner la place la plus éminente à ce que l'on vit, c'est à dire de mettre entre parenthèses" les explications scientifiques et psychologiques pour  "revenir aux choses mêmes" (les choses mêmes, c'est à dire, notre vécu, ce que l'on ressent et éprouve) c'est à dire à ce qu'elle appelle le "monde de la vie" (pour nous, de la "vraie vie").

- Pour la phénomènologie, il s'agit, encore, de d'écrire et non pas d'expliquer. Donc d'arrêter de penser, réfléchir, interpréter, déduire, espérer, projeter, pour simplement prendre en compte les choses "comme elles viennent" (dans "mon" vocabulaire"), dans leur "apparaître", leur "manifestation" dans le vocabulaire philosophique. 

Revenons en à l'interrogation de "notre" professeur de mathématiques à la retraite. Et bien, oui, phénoménologie et méditation ont bien des points communs. 

Les deux nous proposent de "mettre entre parenthèses" les explications, interprétations, projections, etc. bref, de laisser de côté le mental (même scientifique et rigoureux) pour "vivre vraiment", pour éprouver les choses, le monde, nous mêmes. 

Les deux se défient de l'excès d'attention accordée à la "raison", à la pensée. 

Les deux proposent de revenir, aussi, davantage au corps. 

Les deux, aussi, nous disent que cela n'est pas si facile à mettre en oeuvre et qu'il convient d'être méthodique et de s'y entrainer.

.

En un mot, les deux nous rappellent que la "vraie vie" est ce que nous éprouvons et ressentons, et qu'il convient de se méfier de la volonté de tout (de trop) rationaliser, de prendre quelque distance avec la volonté d'expliquer et de comprendre (sans rejeter la pensée pour autant, car elle a, elle aussi, son intérêt, d'où l'idée de "mise entre parenthèses" qui suspend quelque chose sans le dénigrer pour autant). 

Dans les deux cas, il  s'agit d'être davantage présent à soi, aux autres et au monde, sans chercher à tout ramener à des causes, des explications et des "raisons". 

La méditation et ses implications "philosophiques" retiendront mon attention dans quelques pensées à venir, plus sinueuses et vagabondes qu'auparavant, d'où l'appellation retenue de méandre

 

Posté par Tabamircho à 20:08 - Commentaires [1] - Permalien [#]

07 décembre 2014

Le superflu et l'essentiel

En homéopathie, pour prescrire, c'est à dire choisir le médicament qu'appelle l'état de santé ou de maladie du patient, l'on se base sur la prise en compte  de sa façon globale d'être au monde et notamment sur les mofifications de celle-ci induites par la maladie. Au lieu de sa baser sur le "simple diagnostic de la pathologie en cause et d'y appliquer un traitement plus ou moins standard, l'on se base sur le retentissement global de cette pathologie. Les deux approches sont donc très différentes et n'accorde pas leur intérêt aux mêmes paramètres.

En allopathie, pour un asthme, par exemple, on prescrit des bronchodilatateurs (type ventoline par exemple) et des corticoïdes locaux,ces deux médications visant à réduire l'inflammation bronchique et dilater le calibre des bronches, le tout permettant un meilleur débit de l'air dans les voies respiratoires. On s'attache donc à ce qui semble essentiel, la gêne respiratoire, due à l'inflammation et au "rétrécissement" bronchique. 

La prescription homéopathique semble, quand à elle, se "perdre" dans des considérations plus ou moins "étranges", ancdotiques, voire superflues. Le médecin homéopathe, mettant entre parenthèse cette gêne respiratoire, compte y mettre un terme, la soulager, en empruntant quelques chemins de traverse, délaissant le seul côté respiratoire pour s'enquérir du vécu global du patient. La gêne respiratoire est-elle pire par temps sec ou temps humide, le jour ou la nuit, s'accentue-t-elle au moment des repas, du sommeil, en buvant, en passant d'une pièce chaude à une atmosphère plus froide, ou l'inverse, l'expectoration soulage-t-ele le patient ou ne change-t-elle rien ? L'asthme est-il survenu dans un contexte de vie particulier (chagrin, deuil, souci, habitat humide ou insalubre, puberté, ménopause, etc.) ? 

Plus étonnant encore, l'accent va être mis sur le rententissement concomittant de la pathologie sur le vécu global du patient. Le patient est -il plus ou moins anxieux, énervé ou amorphe depuis qu'il fait de l'asthme ? Comment a évolué son appétit ? Sa soif ? Son sommeil ? Présente-il des problèmes digestifs, cutanés, autres ? Cela peut ressembler, parfois, au "est-ce que cela vous chatouille ou est-ce que cela vous gratouille" du docteur Knock. Mais ces disctinctions sont utiles, essentielles mêmes. L'apparent accessoire, l'apparent "superflu" est, en fait, ce qui signe la singularité et le rentissement total de la pathologie sur l'état de santé du patient. Ces petis signes et symptômes, apparemement sans lien avec l'état respiratoire du patient, constituent, en fait, les autres manifestations du déséquilibre global de la santé du patient.

 

La maladie est donc, en réalité, constitués de nombreux signes divers dont l'on peut grouper un certain nombre sous l'étiquette "asthme, hypertension artérielle, polarthrite rhumatoïde, etc. Mais ce groupement, s'il permet de désigner un ensemble pathologique cohérent (toux + spasme + essoufflment + sifflement respiratoire, etc. qui "consituent" l'asthme) ne résume pas la totalité des troubles, du déséquilibre présenté par le patient. En un mot, le déséquilibre global du patient se traduit, souvent, par un retentissement marqué sur tel ou tel organe ou fonction (ce qui permet l'étiquetage "il s'agit d'un asthme") mais ce retentissement localisé ne signifie pas que la pathologie est, fondamentalement, locale. Au contraire, hormis les pathologies traumatiques (fracture ou brulure par exemple), certaines pathologies aigues (épidémie de telle ou telle maladie), la quasi-totalité des maladies sont fondamentalement globales.  

Prendre en compte, aussi, pas seulement bien sur mais aussi, tous les signes du patient, même s'ils semblent sans rapport avec "la" maladie du patient ne revient pas à négliger l'essentiel pour se préoccuper de données superflues. Car l'essentiel est la totalité, la globalité du déséqulibre du patient. Ne se préoccuper que des données conformes au diagnostic nosologique retenu, ne revient pas à se consacrer à l'essentiel. Ce n'est pas, non plus, bien sur, s'égarer dans des considération superflues. C'est, par contre, valoriser arbitrairement certains signes et symptômes (qui "appartiennent" à la pathologie "étiquetée") au détriment d'autres signes et symptômes aui, pour être étranger à cette "étiquette", n'en appartiennent pas moins au patient, n'en reflètent pas moins la rélaité de son déséquilibre de santé. C'est ne soigenr qu'une partie du problème du patient, qu'un aspect de son déséquilibre global. 

 

 

 

Posté par Philippe Marchat à 14:10 - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : , , ,

10 novembre 2014

Réflexions et commentaires d'une internaute aux deux posts "l'essentiel et le superflu ... encore"

Je poste ce long et pertinent commentaire d'Annette Lexadocteur en toxicologie ( expert toxicologue dans le domaine de la santé et l'environnement). Elle pointe avec raison le silence et le "refoulement" dont fait l'objet le professeur Luc Montanier, pourtant prix Nobel de médecine pour la découverte du virus du SIDA. Une telle "omerta" a de quoi faire réfléchir et je réagirai d'ici peu à son propos. 

Je lui laisse la parole et la remercie pour sa contribution régulière à ce blog. 

Annette Lexa : "L'Etat, via la HAS, l'ANSM, la CPAM... tente de nous remettre sur le "dro" chemin, en nous culpabilisant, nous faisant peur (depistage) pour les domaines où il y a de l'argent à faire, tout en abandonnant des pans entiers moins rentables et en négligeant la réelle prévention. 

et je pense aussi aux association de patients malades , qui croyant bien faire, alimentent le système en se faisant manipuler par des lobbyies. 

Il y a vraiment 2 approches du monde de la santé qui s'affrontent actuellement . lequel gagnera? c'est très Darwinien tout cela.. L'avenir nous le dira mais je ne pense pas que ce soit gagné pour tout le monde. 

J'ai participé le 8 octobre dernier à l’UNESCO à Paris , au colloque organisé par Luc Montagnier , intitulé "La Biologie à la lumière des théories physiques : nouvelles frontières en médecine", consacré à l’émergence d’un nouveau paradigme en biologie faisant intervenir les ondes électromagnétiques et certaines propriétés de l’eau. . Le Thème général était les interprétations par la physique des champs quantiques de phénomènes biologiques récemment reconnus et leurs applications dans le domaine de la différenciation cellulaire et celui des maladies chroniques. 
Ce colloque n’a eu aucun écho dans les media français pourtant friands de polémiques scientifiques. Il est vrai que le sujet est dérangeant, qu’il n’est pas facile à vulgariser, qu’il vient bousculer sérieusement l’approche réductionniste qui continue à séduire les medias et qu’il vient nous rappeler étrangement les connaissances des grandes traditions spirituelles (approche corps-esprit, relations d’interconnexion de l’Homme à l’Univers). Seul un rapprochement pluridisciplinaire et holistique du vivant permettrait l’émergence d’une nouvelle approche biophysique du vivant. Mais la biomédecine actuelle est-elle prête à ce changement ? le veut-elle vraiment ? l'industrie pharmaceutique n'a que faire de nouvelles méthodes thérapeutiques de biophysique non brevetables et qui ne rapporteraient pas comme le médicament. Il lui faut une clientèle captive et docile. 
C'est pour cela que je suis à la fois optimiste et pessimiste. la bataille est engagée en tout cas, mais qui l'emportera ?"

Annette Lexa poursuit ce matin:

" Quant au colloque, j'ai oublié de préciser que le mathématicien Cédric Villani, Professeur à l’Université de Lyon, Directeur de l’Institut Henri Poincaré et Médaille Fields en 2010, était présent et a terminé le colloque en commentant l’affaire Benveniste et la polémique autour de la fameuse publication dans la Revue Nature en 1988, naviguant entre neutralité bienveillante et doute sain, signatures de l’honnêteté intellectuelle de tout grand scientifique. 
Cette présence pour laquelle d'aucun crieront "mais qu'est il venu faire dans cette galère"? témoigne au contraire d'une saine réaction d'ouverture a priori. 
Si théorie nouvelle il y a , allons y, formulons là clairement (elle ne me semble as encore très claire à ce stade) , testons des hypothèse et vérifions la reproductibilité des expériences. Lorsque je vois les résultats actuellement obtenus sur l'évaluation toxicologique des nanomatériaux (aucun cohérence interlabo, des résultats contradictoires, non prise en compte des propriétés physique à l'échelle nano, puisque ces expériences sont faites dans le paradigme encore dominant de la chimie classique "boule de billard"...) qui ne semblent, eux, choquer personne dans la doxa scientifique universitaire... 
pour ceux qui lisent l'anglais, je conseille cet article paru dans magazine scientifique international "New Scientist" , car en plus il n'y a aucun commentaire solide et bien fait en français. 
http://neshealthblog.wordpress.com/2011/01/17/luc-montagnier-experiment-in-new-scientist/ 
Ce journal tres anglosaxon n'est pas réputé tendre pourtant! Et même là, on s'interroge, c'est dire. En France, c'est l'omerta organisée. 
Ce silence gêné des media et des scientifiques eux-mêmes signe bien quelque chose, à savoir qu'on ne peut plus attaquer Montagnier mais on a peur d'y adhérer car le "coût" en terme évolutionniste est trop important (beaucoup ont basé leur vie sur la théorie orthodoxe scientiste, relevant de la chimie et la physique classique,qui si elle s'avérait fausse, signifierait qu'ils se sont fourvoyés toute leur vie et que leur carrière s'envole en fumée, c'est insupportable au niveau cerebral/neurologique...les cerveaux préfèrent s'illusionner encore un peu collectivement.... 
Si Lucien Cuénot (1866-1951), premier généticien français et grand évolutionniste darwinien, disait à la fin de sa vie, que si on lui proposait un nouveau cadre théorique, alternatif à la théorie darwinienne de l'évolution, il y travaillerait avec le même enthousiasme. C'est cela la signature d'une vrai grand scientifique . 
j'en suis là, moi aussi, Comme Cédric Villani ou , je demeure ouverte, testons cette nouvelle théorie quantique des champs en biologie. Si cela s'avère faux, on l'abandonnnera, si par contre , cela on valide des hypothèse de travail , alors là, on ouvrirait la Boîte de Pandore !".

Posté par Philippe Marchat à 09:35 - Commentaires [1] - Permalien [#]

09 novembre 2014

Le superflu et l'essentiel ... encore

Le post précédent ne doit pas être pris comme un moment, ou un mot, d'humeur. Car la survalorisation de la technique est la marque de notre époque, de notre civilisation même, et si on ne la prend pas en compte, toute réflexion profonde sur les équilibres (y compris de l'assurance maladie, sans parler de la santé comme équilibre et non pas "conformité" de la machinerie biologique à ses normes) est vaine. 

Heidegger a consacré une grande part de sa réflexion à cetre question de "la Technique". Il disait que "l'essence de la technique n'est rien de technique", soulignant par là (pardon pour les philosophes "professionnels" qui liraient ce texte, j'implore leur indulgence) que n'y voir qu'un instrument qu'on utiliserait bien ou mal, qu'une procédure ou qu'une "recherche" sur le réel est une erreur monumentale. Car c'est d'un certain rapport au réel qu'il s'agit

Ainsi, comme il le disait si justement, "l'essence de la technique est l'Araisonnement" (en allemand, das Gestell, "faire se tenir devant soi", c'est à dire placer le monde et les êtres comme objets face à soi). Dans araisonnement, il faut entendre deux choses :

- faire rendre raison, demander des comptes au réel et s'imaginer que ce que la raison humaine peut en connaître est "la" vérité, l'essentiel. 

- le verbe "araisonner", comme l'on dit des corsaires ou des pirates, qu'ils araisonnement un navire, c'est à dire s'en rendent maître, par la force, et de manière indue le plus souvent. 

La "technique", c'est, ainsi, cette marque de la science occidentale, donc de notre civilisation et, bientôt, de la civilisation mondiale, qui prétend pouvoir réduire le réel à ce qu'elle en pense... et estime pouvoir en faire.  D''où, aussi, la destruction de la nature, la polution, le manque de respect pour ce qui nous a été donné ou, plutôt, prêté. 

En médecine, la marque de la "technique" c'est le privilège donné aux paramètres "objectifs", (en réalité objectivés et construits), c'est à dire aux résultats des prises de sang, radios, scanners, IRM, enregitrements électrographiques (électro-cardiogramme, électroencéphalogramme, électromyogramme, etc.), avec pour corollaire une dévalorisation extrême du vécu du patient, de son histoire, de la place qu'y occupe sa maladie, ses troubles, etc. D'où, pour en revenir au texte précédent, la "logique" et le bien fondé apparents de rémunérer 23 euros 30 minutes de réflexion, d'examen, d'échnages, d'écoute et de partage du médecin et une IRM du genou à hauteur de 300 euros. 

C'est, aussi, le privilège, voire le "monopole" accordé à la bio-médecine. Au détriment d'une approche plus intégrative qui, bien sur, reconnaîtrait la valeur de celle-ci mais aussi d'autres approches complémentaires, non pas au sens de secondaires mais complémentaires parce qu'elles  "permettent de compléter la vision et la connaissance de l'humain, en santé et malade". Par exemple, les approches psy de l'inconscient, les approches cognitivo-comportementales,  la méditation,  l'homéopathie, l'acupuncture, la phytothérapie, etc. 

Bien sur, il y aurait, là, un risque de lsombrer dans le "fourre-tout", le relativisme, le "tout se vaut". Mais, non, tout ne se vaut pas. V'est ne confrontant, loyalement et sans concession, les points de vue que l'on pourrait dégager l'inérêt de telle et tele approche. Ce qui est sur, c'est que l'approche bio-médicale ne se suffit pas à elle même. Son champ d'excellence est celui des maladies graves ET aigues. Elle est très importante, mais de façon plus nunacée, nettement moins exclusivement dans les maladies graves ET chronqiues. Car le facteur temps indique, en lui même, que la maladie est autre chose qu'un "épisode" dans la vie du malade, qu'elle est profondément "enracinée" en lui et que soigner sa totalité, son équilibre global est, dans ce cas, important et nécessaire. 

Le superflu et l'essentiel peuvent donc varier. Devant une septicémie sévère, les antibiotiques et la réanimation sont l'essentiel, l'approche globale est "superflue", très accessoire. Devant un tableau de maladies infectieuses récurrentes, l'approche globale est l'essentiel, les antibiotiques, superflus et nuisibles, etc. Rien n'est déterminable, une fois pour toutes, et de façon rigide. Le dialogue et la confrontation sont nécessaires. 

Organiser un système de santé sans mener ce type de réflexion essentielle mène, inévitablement, à des mesures inefficaces, vouées à l'insuffisance et, aussi, à la dégradation progressive de ce système. 

Il est possible, voire plausible, que l'avenir de notre civilisation passe par le recul du primat de la "technique" et l'accueil, aux côtés de celle-ci, d'autres approches plus "humaines" et plus respectueuses de la nature.C'est possbile et plausible car nos sociétés n'auront bientôt plus les moyens financiers de cette ivresse technique. Et l'implosion financière de notre modèle technique nous conduira, peut être, souhaitons-le, (comme avec la menace des catastrophes écologiques) à être moins "raisonneurs" et plus raisonnables. Une telle possibilité illustrerait, de belle façon, le mot d' Holderlin, ce poète qui affirmait que " là où croit le danger croît aussi ce qui sauve".

 

 

 

 

 

 

 

 

Posté par Philippe Marchat à 15:10 - Commentaires [4] - Permalien [#]