En homéopathie, pour prescrire, c'est à dire choisir le médicament qu'appelle l'état de santé ou de maladie du patient, l'on se base sur la prise en compte  de sa façon globale d'être au monde et notamment sur les mofifications de celle-ci induites par la maladie. Au lieu de sa baser sur le "simple diagnostic de la pathologie en cause et d'y appliquer un traitement plus ou moins standard, l'on se base sur le retentissement global de cette pathologie. Les deux approches sont donc très différentes et n'accorde pas leur intérêt aux mêmes paramètres.

En allopathie, pour un asthme, par exemple, on prescrit des bronchodilatateurs (type ventoline par exemple) et des corticoïdes locaux,ces deux médications visant à réduire l'inflammation bronchique et dilater le calibre des bronches, le tout permettant un meilleur débit de l'air dans les voies respiratoires. On s'attache donc à ce qui semble essentiel, la gêne respiratoire, due à l'inflammation et au "rétrécissement" bronchique. 

La prescription homéopathique semble, quand à elle, se "perdre" dans des considérations plus ou moins "étranges", ancdotiques, voire superflues. Le médecin homéopathe, mettant entre parenthèse cette gêne respiratoire, compte y mettre un terme, la soulager, en empruntant quelques chemins de traverse, délaissant le seul côté respiratoire pour s'enquérir du vécu global du patient. La gêne respiratoire est-elle pire par temps sec ou temps humide, le jour ou la nuit, s'accentue-t-elle au moment des repas, du sommeil, en buvant, en passant d'une pièce chaude à une atmosphère plus froide, ou l'inverse, l'expectoration soulage-t-ele le patient ou ne change-t-elle rien ? L'asthme est-il survenu dans un contexte de vie particulier (chagrin, deuil, souci, habitat humide ou insalubre, puberté, ménopause, etc.) ? 

Plus étonnant encore, l'accent va être mis sur le rententissement concomittant de la pathologie sur le vécu global du patient. Le patient est -il plus ou moins anxieux, énervé ou amorphe depuis qu'il fait de l'asthme ? Comment a évolué son appétit ? Sa soif ? Son sommeil ? Présente-il des problèmes digestifs, cutanés, autres ? Cela peut ressembler, parfois, au "est-ce que cela vous chatouille ou est-ce que cela vous gratouille" du docteur Knock. Mais ces disctinctions sont utiles, essentielles mêmes. L'apparent accessoire, l'apparent "superflu" est, en fait, ce qui signe la singularité et le rentissement total de la pathologie sur l'état de santé du patient. Ces petis signes et symptômes, apparemement sans lien avec l'état respiratoire du patient, constituent, en fait, les autres manifestations du déséquilibre global de la santé du patient.

 

La maladie est donc, en réalité, constitués de nombreux signes divers dont l'on peut grouper un certain nombre sous l'étiquette "asthme, hypertension artérielle, polarthrite rhumatoïde, etc. Mais ce groupement, s'il permet de désigner un ensemble pathologique cohérent (toux + spasme + essoufflment + sifflement respiratoire, etc. qui "consituent" l'asthme) ne résume pas la totalité des troubles, du déséquilibre présenté par le patient. En un mot, le déséquilibre global du patient se traduit, souvent, par un retentissement marqué sur tel ou tel organe ou fonction (ce qui permet l'étiquetage "il s'agit d'un asthme") mais ce retentissement localisé ne signifie pas que la pathologie est, fondamentalement, locale. Au contraire, hormis les pathologies traumatiques (fracture ou brulure par exemple), certaines pathologies aigues (épidémie de telle ou telle maladie), la quasi-totalité des maladies sont fondamentalement globales.  

Prendre en compte, aussi, pas seulement bien sur mais aussi, tous les signes du patient, même s'ils semblent sans rapport avec "la" maladie du patient ne revient pas à négliger l'essentiel pour se préoccuper de données superflues. Car l'essentiel est la totalité, la globalité du déséqulibre du patient. Ne se préoccuper que des données conformes au diagnostic nosologique retenu, ne revient pas à se consacrer à l'essentiel. Ce n'est pas, non plus, bien sur, s'égarer dans des considération superflues. C'est, par contre, valoriser arbitrairement certains signes et symptômes (qui "appartiennent" à la pathologie "étiquetée") au détriment d'autres signes et symptômes aui, pour être étranger à cette "étiquette", n'en appartiennent pas moins au patient, n'en reflètent pas moins la rélaité de son déséquilibre de santé. C'est ne soigenr qu'une partie du problème du patient, qu'un aspect de son déséquilibre global.