Une tribune récente, écrite au vitriol, par des médecins s'auto-proclamant gardiens du temple de la science médicale, tribune relayée complaisamment par certains medias, s'en prend avec violence à l'homéopathie et demande, ni plus ni moins, outre le déremboursement des médicaments homéopathiques, que les médecins exerçant l'homéopahtie, qu'ils traitent de charlatans, soient déchus de leur titre de médecin. On a rarement vu plus agressif et totalitaire. On se félicite, au passage, que les camps n'existent plus car on frémit devant de tels excès et une telle haine venant de la part , faut-il le rappeler, de supposés confrères (sic). Hélas, nul débat avec ce type d'agresseurs n'est possible puisque, pour eux, l'homéopathie est une ennemie à abattre. 

J'ai donc décidé de reprendre ma plume et d'effectuer, dans la durée, un travail d'élucidation de ces polémiques insensées. Cela passera par un indispensable travail de présentation de l'homéopathie, avec rigueur et, autant que faire se peut, sans esprit partisan. Travail, aussi, de confrontation et d'articulation de l'homéopathie aux données sicentifiques, médicales et biologiques. Par où l'on verra, aussi,  que l'homéopathie peut ouvrir à la science  de nouveaux horizons et l'enrichir de manière profitable pour tous. Travail, enfin, de réflexion sur le lien qu'elle entretient, ou non, avec les données les plus récentes de la biologie et de la science. 

Nous verrons donc, au fil des textes, les problèmes scientifiques que l'homéopathie pose, effectivement, à la science. Je rappellerai, cependant, que, poser des problèmes à la science, ne signifie pas être non scientifique pour autant, ou devoir être reléguée, de manière a priori, au rang de pratique sans rigueur ni fondement. Il s'agira, d'un côté, de considérer les comptes que l'homéopathie a, évidemment, à rendre à la science et, de l'autre, de renvoyer la science à son devoir d'élucidation des faits, qu'ils lui plaisent ou non. Car la science oublie trop qu'elle a un devoir d'élucidation du réel tel qu'il est et non tel que certains scientifiques (et d'autres qui se réclament de la science, plus ou moins indument) le voudraient.

Je répondrai, bien évidemment, aussi, aux critiques et accusations portées contre l'homéopathie. Avec précision et sérénité. 

Tout ceci sera, enfin, l'occasion de réfléchir et interroger notre rapport à la biologie, à la médecine et, aussi, à la place que la science a pris, à tord ou à raison, ou à tord et à raison, dans notre univers moderne. 

Je terminerai en rappelant l'entière admiration que j'ai pour les sciences modernes et pour les avancées prodigieuses de la biomédecine. Et en rappelant, aussi, que j'ai choisi d'apprendre et pratiquer l'homéopathie, EN PLUS de l'appproche biomédiale apprise durant mes études de médecine. J'ai écrit EN PLUS, car cette "double" formation ne s'est pas effectuée en délaissant la biomédecine, et encore moins contre elle.

Je pense, d'ailleurs, que ce qui suscite la hargne, voire la haine, de certains de nos confrères allopathes est, précisément, cette double formation. Si nous n'étions pas médecins, de la même façon qu'eux, ils pourraient, en toute bonne conscience, nous mépriser et  nous renvoyer à notre inculture médicale. Or, le scandale, l'insupportable, pour eux, est bien, qu'ayant la même formation médicale qu'eux, nous ne trouvions pas celle-ci suffisante, aussi indispensable soit-elle. Que nous pensions nécessaire d'enrichir cette compétence d'une approche supplémentaire. D'où cet appel à nous déchoir de nos titres de médecins. Pour qu'eux seuls, désormais, puissent se revendiquer de ce titre. Pour qu'eux seuls soient habilités à dire ce qui est juste en médecine. Pour qu'un seul discours médical s'impose à tous, sans contestation ni même nuance ou variation.

Loin de cet esprit sectaire, j'essaierai donc, pour ma part, de faire saisir la complémentarité qui existe entre homéopathie et biomédecine et tout l'intérêt que nous aurions à savoir concilier et marier ses deux approches.