Avant de poursuivre ma petite série de textes de reflexion en réponse aux 124 accusateurs de l'homéopahie, j'ai décidé de m'offrir, et de vous offrir, un petit intermède de lecture facile. Facile et distrayante ... enfin, si l'on peut dire.

          Où en étions-nous ? Ah oui. La tribune contre l'homéopathie exigeait le déremboursement des médicaments homéopathiques, voire une interdiction faite aux médecins d'exercer l'homéopathie. Sur quelle base ? En raison de l'absence d'essais cliniques prouvant l'efficacité de l'homéopathie. Absence d'efficacité qui contraste, on l'aura compris, et nos chers "tribuns" le disent explicitement, avec l'efficacité des médicaments allopathiques qui, eux, disposent d'essais cliniques en établissant solidement la preuve.

           Je propose donc à mes lecteurs de prendre connaissance de ce que l'on trouve à la page 1051 du dictionnaire VIDAL. La notice concerne un médicament d'usage cardiologique, à visée anti-aryhtmique. Ce médicament est présenté comme indiqué pour deux types de troubles du rythme cardiaque (je passe sur les nuances techniques pour ne pas perdre le lecteur non médecin) .L'information que je vous communique concerne une des deux indications, c'est à dire un des deux troubles du ryhtme) et est écrite, non seulement noir sur blanc, mais dans un encadré pour qu'on y fasse bien attention car elle est très importante Que lit-on ? Voici. 

           "Ce médicament  a été testé dans un essai multicentrique randomisé en double aveugle (...). L'incidence de la mortalité et des arrêts cardiaques non mortels sous ce traitement a été supérieure à celle observée dans le groupe sous controle placebo". Première information donc : ce médicament a tué des patients et a, aussi, provoqué des arrêts cardiaques non mortels donc, je traduis, qui ont pu etre réanimés car, spontanéement, sans réanimation, tout arrêt cardiaque est mortel. Deuxième information ensuite, toujours bien encadrée : "Il n'existe pas d'essai controlé mettant en évidence un effet bénéfique de ce médicament en termes de survie ou de mort subite". Traduction : ce médicament ne sert à rien dans cette indication. 

            CQFD : est donc inscrit, de façon bien encadrée, l'information essentielle suivante.  Ce médicament qui est indiqué pour tel type de trouble du rythme cardiaque n'a jamais fait la preuve de la moindre efficacité réelle dans ce type de trouble et, de plus, provoque des décès chez les sujets traités. On croit rêver.

            Certains lecteurs auront, peut être, du mal à y croire mais, comme souvent, la réalité dépasse la fiction. Et oui, ce n'est pas parce qu'un médicament n'a aucun intérêt thérapeutique et qu'il peut tuer le patient qu'il est retiré de la vente.En tout cas, dans le cas d'un médicament allopathique. 

            J'ajoute que ce médicament est quotidiennement prescrit et, bien sur, remboursé (à un taux supérieur à celui des médicaments homéopathiques ! en raison de son grand intérêt thérapeutique sans doute) par notre chère sécurté sociale. 

           Je me demande ce que pensent nos censeurs (au premier rang desquels un cardiologue d'ailleurs, quelle ironie !) du remboursement d'un médicament (certes allopathique) qui, non seulement est inefficace mais peut provoquer un décès chez les patients traités.

            Que disaient ils déjà ? Ah oui ...Il faudrait interdire ... l'homéopathie ...

 

(à suivre) (et vous pouvez faire circuler, si vous en avez envie, l'adresse de ce blog) ...