Les attaques répétées de ces derniers semaines contre l‘homéopathie, leur teneur, leur violence et, surtout, les appels répétés à la mise au ban des médecins homéopathes jusqu’a la demande par certains de retirer aux médecins homéopathes leur titre de médecin et, donc, le droit d’exercer la medecine m’ont donne à penser. Et la motivation des auteurs de ces attaques, voulant empêcher les trop nombreux patients attirés par l'homéopathie de s’egarer hors de la voie de la vérité médicale « officielle » m’a confirmé dans l’analyse suivante.

         On assiste, là, ni plus ni moins à la dérive religieuse moderne vers la radicalisation et l’intégrisme de minorités agissantes défenseuses d’une lecture simpliste et absolutiste du monde et de leur croyance. Car c’est bien de croyance qu’il s’agit, ici, en médecine. De la croyance de ces inquisiteurs d’’être les élus et les gardiens du temple médical. De leur croyance d’avoir en charge le sort de la médecine et l'orthodoxie de ce qu’ils croient être sa vérité immuable et éternelle. 

         Pour eux, l’homéopathie est une hérésie, les patients qui y recourent des brebis égarées et trompées par ces hérétiques homéopathes. Hérétiques à éliminer bien sûr. Et qu’est ce que retirer son titre de médecin à un confrère homéopathe sinon l’excommunier et le bannir de la communaute commune ?

          N’est-il pas étrange et, au final, particulièrement ironique, et profondément ridicule, de voir ces médecins qui tentent, dérisoirement, de s'ériger en défenseurs de la scientificite et de la rationalité medicales faire preuve de tant d’esprit partisan, de les voir, à ce point, aveuglés par leur passion ? Passion, ne nous y trompons pas, non pas de la vérité mais passion de se croire seuls détenteurs de celle-ci. Passion, quoi qu'ils en disent, non pas de la défense de l’intérêt des patients mais désir féroce d'asseoir leur autorité sur ceux-ci leur et de les contraindre à leur obéir, à se défaire de l'orgueilleuse outrecuidance de s’imaginer être capables de juger et choisir par eux mêmes comment ils souhaitent être traités.       

          Decidement, l’obscurantisme est de retour et semble avoir de « beaux » (sic) jours devant lui.

          Nous reste donc, praticiens et patients soucieux de notre libre arbitre, à suivre notre voie avec détermination et confiance. Sans nous laisser impressionner par les rodomontades d’integristes qui ne s'énervent et s'agitent, ainsi, que parce qu'ils sentent que le monde leur échappe. Parce qu'ils sentent et voient, jour après jour, que « leur » monde, qu'il voudrait figé et immuable, devient, chaque jour, un peu plus caduque.