Le problème de l'homéopathie est qu'elle ne peut pas se comprendre, qu'elle n'est pas recevable dans le champ biochimique qui, actuellement, est le seul retenu et mis en vant par la recherche scientifique et les médecins. Et cette mise en avant tient à deux raisons principales. Tout d'aboird, c'est le modèle dominant actuel et il est toujours très difficile de penser en dehors du champ habitule et "officiel". Ensuite, l'industrie pharmaceutique tire tous ses bénéfices du brevetae de molécules chimiques et elle a tout à perdre à laisser se développer une recherche biologique dans le champ de la biophysique. Rien à gagner pour elle dans ce domaine au jour d'aujourd'hui. 

               Or, la question en jeu dépasse, et de très loin, l"homoépathie. En effet, et pour faire simple :

        - vu l'importance des phénomènes physiques et quantiques dans l'univers,

        - vu que la vie est issue du monde physique

       - et, vu que nos organismes sont constitués avant tout d'eau, la biophysique en général, et la biophysique de l'eau, ne peut qu'avoir un rôle immense en biologie. 

        Et, ici, on ne peut que déplorer l'indigence de l'information portée à la connaissance du public par les medias, medias qui "roulent", manifestement, à 100 %, en faveur du modèle chimique moléculaire et ne relaient que l'information en faveur de ce modèle.

        Voici, maintenant, un long texte d'Anette Lexa, toxicologue, qui fait un brillant résumé de la situation. Ce texte date de 2014, elle me l'a envoyé en commentaires, mais il mérite d'être porté à la lecture de tous. Je précise, au passage, qu'Annette lexa n'est pas médecin, a fortiori pas médecin homéopathe et n'est nullement engagée dans la question de savoir si l'homéopathie est efficace ou non. Son texte a été publié dans un bulletin de la Société Française d'Ethnopharmacologie : "La Biologie à la lumière des théories physiques : nouvelles frontières en médecine".

"Le 8 octobre 2014 a eu lieu à l’UNESCO, en collaboration avec la Fondation Mondiale Recherche et Prévention Sida, un colloque intitulé La Biologie à la lumière des théories physiques : nouvelles frontières en médecine, consacré à l’émergence d’un nouveau paradigme en biologie faisant intervenir les ondes électromagnétiques et certaines propriétés de l’eau. Le Thème général était les interprétations par la physique des champs quantiques de phénomènes biologiques récemment reconnus et leurs applications dans le domaine de la différenciation cellulaire et celui des maladies chroniques et du Sida. 

Giuseppe VITELLIO (Professeur de physique théorique à l’ Université of Salerne (Italie) présenta succintement la théorie quantique des champs et de la cohérence de champs, seule façon correcte de combiner les règles de la mécanique quantique avec celles de la relativité restreinte. 

Marc Henry (Professeur de chimie moléculaire à l’Université de Strasbourg) résuma ces travaux et connaissances sur la molécule d’eau. Selon ses propres termes , l’eau interfaciale constitue 99% (en nombre de molécules) des êtres vivants. Or, dans toute forme d’eau (liquide, vapeur, solide, interfaciale), il existe ses espaces vides qui entourent en permanence les molécules d’eau reliées par des ponts hydrogène. Selon la théorie des champs, cet espace est capable de capturer des photons générés par des fluctuations du vide quantique pour donner naissance à des domaines de cohérence au niveau des phases quantiques. Ainsi, l’eau via son réseau fluctuant de liaisons hydrogène peut stocker une information «vivante» (dynamique). La vie utilise l’information incohérente stockée sur les solides et lui donne du sens via les phases quantiques stockées sur les domaines de cohérence de l’eau interfaciale. Le lien entre plusieurs parties déconnectées de la matière vivante se fait par le vide informé (H2O + photons). 
Marc Henry fit référence aux travaux sur la Théorie de l’Electrodynamique quantique des physiciens italiens Emilio Del Guidice (1940-2014) et Guiliano Preparata : dans une cellule, les molécules comme l’ADN ou l’ARN jouent le rôle de support incohérent à l’information nécessaire pour que la vie s’exprime, tandis que l’eau avec son réseau de liaisons hydrogène fluctuant sur une échelle de temps de l’ordre de la picoseconde permet de donner de la cohérence et donc de «lire» et «comprendre» ce qui est écrit sur le support incohérent. Tous êtres vivant vit dans le rayonnement infrarouge terrestre. Les ondes électromagnétiques, dont les photons sont les vecteurs, sont susceptibles d’influencer les domaines de cohérence. Les ondes de cohérence se propagent et il est possible d’envisager des contacts entre domaines de cohérence (et non plus à l’intérieur d’un domaine de cohérence) à en utilisant des onde radio basse fréquence (3Hz à 1Mhz). Les molécules d’eau existent d’une part à l’état libre liées aux autres par des liaisons hydrogène et d’autre part par des domaines de cohérence dans lesquels toutes les molécules oscillent à l’unisson, en prise directe avec un champ électromagnétique auto-piégé à une fréquence spécifique. C’est cette eau cohérente qui possède cette propriété « de mémoire ». L’eau incohérente étant responsable des propriétés thermodynamique classique de l’eau. L’information stockée dans des domaines de cohérence de l’eau est de nature qualitative et non quantitative et Marc Henry précise qu’il faut être prudent sur l’utilisation d’appareils de mesures physique pour évaluer la qualité de la matière vivante. 

Au cours de son intervention, le Pr Luc Montagnier explique comment les nanobulles d’eau (obtenues par dynamisation) porteraient des molécules d’eau cohérentes productrices de signal électromagnétique (SEM). Même dans des dilutions extrêmement basses d’ADN, l’eau garderait une empreinte spécifique des séquences des bases, via les SEM émis par l’ADN de départ. La technique de PCR (réaction de polymérase en chaîne ) est en mesure de lire les nanostructures induites par l’ADN dans l’eau. Cette découverte suscite beaucoup de controverses, car elle pose des problèmes fondamentaux, au niveau biologique mais aussi théorique. Selon Luc Montagnier, cette technologie hautement reproductible permet de détecter avec une très grande sensibilité la présence d’un agent infectieux dans le sang. Le signal peut être digitalisé, numérisé et envoyé à un autre laboratoire à des milliers de kilomètres : des signaux ont été envoyés de San Diego à Shangai et de Shangai à Paris et le laboratoire receveur, à Paris, a été capable de reconstituer l’ADN d’une bactérie à l’origine de la maladie de Lyme par exemple. 

Carlo Ventura (Professeur de biologie moléculaire à l’Université de Bologne) expliqua comment il utilise une approche non chimique pour réguler la différenciation et la croissance de cellules souches, avec des champs électromagnétiques (EMF= electromagnetics fields) pour stimuler la croissance de cardiomyocytes. Les champs électromagnatiques activent aussi l’expression des gènes pluripotents d’une cellule différenciée. Chimiquement, on utilise actuellement la dynorphine, naturellement exprimée dans les cellules embryonnaires lors de la cardiogénèse. C’est une découverte récente qui a valu à ses codécouvreurs le prix Nobel de médecine 2012 (John Gurdon et Shinya Yanamaka). Cependant cette manipulation est extrêmement complexe alors que l’utilisation de EFM est beaucoup plus simple. Ventura est allé plus loin en utilisant également des vibrations sonores nanomécaniques. C’est une propriété intrinsèque du cytosquelette qui jour un rôle important dans le comportement mécanique et fonctionnel des cellules, interférant dans une variété de processus cellulaires tels que la mitose, la méïose ou d’autres mécanismes métaboliques. Les forces mécaniques et les stimulations audiofréquence peuvent modifier l’expression des gènes, induisant le devenir des cellules ainsi que leur réparation. Les cellules expriment des signatures nanovibratoires qui sont propres à leur homéostasie. Cela ouvre le champ d’une nouvelle approche en médecine régénérative par sono-cytologie capable d’interférer sur la maintenance et la manipulation de l’homéostasie avec l’utilisation d’une biomusique. 

Le mathématicien Cédric Villani, Professeur à l’Université de Lyon, Directeur de l’Institut Henri Poincaré et Médaille Fields en 2010, termine le colloque en commentant l’affaire Benveniste et la polémique autour de la fameuse publication dans la Revue Nature en 1988, naviguant entre neutralité bienveillante et doute sain, signatures de l’honnêteté intellectuelle de tout grand scientifique. 

En conclusion de ce colloque Luc Montagnier lança un appel à l’industrie pharmaceutique afin d’orienter les recherches vers la médecine biophysique, considérant que l’approche biochimique a atteint désormais une impasse et nécessite un changement de paradigme. 

On ne peut que s’étonner que ce colloque n’ait eu aucun écho dans les media français pourtant friands de polémiques scientifiques. Il est vrai que le sujet est dérangeant, qu’il n’est pas facile à vulgariser, qu’il vient bousculer sérieusement l’approche réductionniste qui continue à séduire les medias et qu’il vient nous rappeler étrangement les connaissances des grandes traditions spirituelles (approche corps-esprit, relations d’interconnexion de l’Homme à l’Univers). Seul un rapprochement pluridisciplinaire et holistique du vivant permettrait l’émergence d’une nouvelle approche biophysique du vivant. Mais la biomédecine actuelle est-elle prête à ce changement ? le veut-elle vraiment ? 

Annette LEXA , PhD toxicologie