Voici l'été et ses orages succédant aux journées ensoeillées. Petite trève pour l'homéopathie. Les  esprits chagrins anti-homéopathie seraient-ils partis en vacances ? La coupe du monde et ses suites, plus vraisemblablement, ont occupé  tout le terrain médiatique et les français ont d'autres préoccupations. Gageons, cependant, que, dès la rentrée, la pression sera, de nouveau, mise pour tenter de marginaliser cette dsiciplne médicale. 

          Je publie ci-après un texte de Philippe Colin, confrère et ami, qui, inlassablement, depuis des années, lit et recense tout ce qui se publie en anglais concernant l'homéopathie. Par où l'on verra que, malgré le peu de moyens financiers et le peu d'appuis institutionnels dont dispose le "monde homéopathique", beaucoup de travail, sérieux et probant, est effectué. Bonne lecture et bon été. 

 

RECUEIL DE PUBLICATIONS SCIENTIFIQUES SUR L’HOMEOPATHIE 1995-2013

 

" Pendant 18 ans, j’ai recueilli les publications scientifiques concernant l’homéopathie sur le site MEDLINE PUBMED de l’US National Library of Medicine (National Institue of Health). Ce site est considéré comme une référence en matière de publications médicales du monde entier. Il avait l’avantage, pour moi qui suis un médecin homéopathe lisant l’Anglais sans problèmes, d’être très accessible et gratuit.

 

J’ai comptabilisé au total 279 publications concernant cette discipline sur la période 1995-2013.

136 publications traitent de médecine humaine :

51 d’entre elles sont des essais en double aveugle contre placebo, elles sont quasiment toutes positives en ce qui concerne l’action du traitement homéopathique. Celles qui ne le sont pas présentent de graves défauts méthodologiques concernant la prescription homéopathique (principalement défaut d’individualisation du traitement homéopathique).

29 sont des études comparatives d’un traitement homéopathique par rapport au traitement conventionnel habituel à la pathologie étudiée. Toutes montrent une activité au moins comparable de l’homéopathie vis-à-vis du traitement conventionnel.

44 sont des études de cas qui montrent toutes une action du traitement homéopathique étudié.

12 sont des méta-analyses qui montrent toutes une action du médicament homéopathique différente du placebo.

49 publications concernent l’animal ; elles sont presque toutes en double aveugle contre placebo et montrent toutes une action du traitement homéopathique, sauf une qui employait une substance à une très basse dilution (1DH, soit une dilution au dixième) qui ne peut pas être considérée comme substance homéopathique.

8 publications concernent le règne végétal : en double aveugle contre placebo, elles sont toutes positives.

50 articles étudient les substances homéopathiques in vitro, que ce soit dans une perspective chimique ou physique. Elles montrent toutes sans exception que ces dilutions homéopathiques ont des propriétés physiques et biologiques différentes des produits témoins.

Enfin, 36 publications concernent des aspects philosophiques et épidémiologiques.

 

Cette étude n’a pas la prétention d’être complète. Elle montre tout de même que l’on ne peut plus dire que l’homéopathie n’a pas été évaluée, ni prétendre qu’elle n’est qu’un placebo. Sauf à être de mauvaise foi ou ignorant, on ne peut plus dire que la substance homéopathique est sans fondement théorique ni biophysique".

Philippe Colin