30 janvier 2014

La disparition des phénomènes anomaux

Une toute petite remarque, une courte digression, dasn la suite de la fascination moderne pour l'imagerie, les dosages biologiques, les mesures les plus précises possibles et l'obsesssion des normes.  Il n'y a pas si longtemps, à côté de l'adjectif anormal, un autre était utilisé, au sens différent : anomal. Il se trouve toujours dans le dictionnaire mais qui donc s'en sert aujourd'hui, et combien d'entre nous savent seulement qu'il existe, et, surtout, ce qu'il veut dire ? Venant du grec, an-omalos, irrégulier, non lisse, cet... [Lire la suite]
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21 janvier 2014

Sur l'effet nocebo

Suite à la question d'une internaute (cf. commentaire du post sur "la fascination moderne pour les images"), nous allons parler un peu de l'effet nocebo. C'est le contraire de l'effet placebo, c'est à dire la capacité à rendre malade "sans vraie cause", sans action directe. Disons, par "suggestion". Ou, plus exactement, en raison d'une "croyance" fausse.  On le rencontre, tous les jours, quand tel patient se découvre les différents effets secondaires lus sur la notice alors que ceux-ci ne surviennent, souvent qu'une fois sur 100... [Lire la suite]
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28 décembre 2013

Réponse à une internaute

Je vais tenter de donner quelques éléments de réponse à une question fort pertinente d'une internaute avertie : "Le problème que vous pointez là m'amène à une question difficile pour laquelle j'aimerais avoir votre réponse : comment résoudre le dilemne entre avantage individuel (ce qui est bon pour X n'est peut être pas bon du tout pour Y) et avantage en terme de santé publique (épidémiologie) . Comment concilier ces 2 logiques irréconciliables, celles que l'on retrouve dans la médecine homéopathique qui prend en compte l'individu et... [Lire la suite]
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26 décembre 2013

La fascination moderne pour les "images" et ses dérives (1)

L'époque est à l'image, l'apparence, celle que l'on donne de soi, aux autres, celle que l'on a du monde et des choses. En médecine, cela prend une étrange tournure et confine, de plus en plus, à la "dictature" de l'imagerie et la confiance aveugle dans les résultats d'examens (radiographies, échographies, scanners et IRM) ou d'enregistrements électriques divers. Leur apport est immense ... je ne conteste pas. Tant qu'ils restent à leur place, c'est à dire qu'ils sont une information supplémentaire que prend en compte le médecin mais... [Lire la suite]
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21 décembre 2013

La saga des vaccins (2) l'évolution des objectifs de la vaccination

La vaccination a commencé pour tenter de protéger les humains d'une maladie particulièrement grave et répandue : la variole. Celle-ci tuait, chaque année, plusieurs million s de personnes de par le monde. Ayant observé que les sujets ayant contracté une maladie ressemblante mais peu grave, la vaccine, était relativement bien protégés contre la variole, l'idée vint d'innoculer la maladie "vaccine", d'où le mot vaccination, chez des sujets sains afin de les protéger contre la variole (le raisonnement est assez proche de... [Lire la suite]
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14 décembre 2013

La saga des vaccins (1) Aucun labo ne fabrique le seul vaccin légalement obligatoire en France

Parlons un peu des vaccins.Vaste sujet. Outils magnifiques dont on aura juste (sic) à se poser des questions sur l'usage qui en est fait, la façon dont on observe, ou non, leurs effets secondaires, ce qu'on peut en attendre, les choix de stratégie vaccinales retenus, etc. Bref, toute la question va être "en fait on un bon ou un mauvais usage ? ". Non pas en général, mais au cas par cas. Et on se demandera quelle est l'idée, pour ne pas dire l'idéologie, qui rôde dans la tête de ceux qui sont des inconditionnels de la vaccination comme... [Lire la suite]
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01 décembre 2013

Unité et globalité (suite) : l'inscription du vivant dans le temps

Une différence frappante entre l'approche de la bio-médecine, ou médecine dite "classique" et l'homéopathie est liée à la place qui y est faite au temps, à la chronicité, à l'histoire du patient.  la biomédecine a, en effet, spatialisé la maladie. Celle-ci, désormais définie par son imagerie (hernie discale visible asur le scanner ou l'IRM, ulcère duodénal ou polype colique mis en évidence par fibroscopie et/ou coloscopie) s'inscrit, comme l'image, dans l'espace. Infarctus maladie du coeur, brocnhite, du poumon, hépatite,, du... [Lire la suite]
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23 novembre 2013

La globalité : que tout est lié ou la notion de terrain

La globalité, en médecine, signifie que tous les troubles présentés par un patient, à un moment donné, sont d'une façon ou d'une autre liés. Hormis, bien sur, la survenue de troubles aigus et locaux, je veux dire, authentiqument locaux. Car, si le patient, victime d'une chute se fracture le fémur, celle-ci n'a, bien évidemment, rien à voir avec un déséqulibre global. De même, s'il contracte une infection bactérienne extrêmement sévère et sporadique (rare) comme une méningite bactérienne, par exemple. On remarquera, au passage, que... [Lire la suite]
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11 novembre 2013

Le vivant est un tout unifié et singulier (1)

Le regard homéopathique sur le vivant en décrit trois grandes caractéristiques qu'aucune autre approche, je crois, ne relève, en tout cas, pas aussi nettement et pas comme l'homéopathie le fait aussi bien en pratique qu'en théorie. Ceci se décrit selon trois idées clés : La globalité : cette idée signifie que tous les troubles qu'un patient présentent à un moment donné (migraines, ulcère duodénal et polyarthrite rhumatoïde) ne sont pas trois maladies "locales" différentes mais trois localisations différentes d'un seul déséqulibre... [Lire la suite]
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01 novembre 2013

Le paradoxe Hippocrate (2)

Hippocrate, père fondateur de la rtionalité médicale et figure tutélaire de la médecine occidentale, défendait donc une vision médicale à l'opposé de celle de la médecine moderne. Au lieu de rapporter comme celle-ci toutes les maladies à un agent extérieur (bactérie, virus) ou interne (cholestérol, sucre en excès, défcit de tel neuromédiateur dans les troubles psychiques), Hippocrate les voyait comme résultant de l'influence des émotions, des saisons, des climats, d'un déséquilibre des "humeurs". Notons encore que l'occident s'ouvre,... [Lire la suite]
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